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actu & culture


PARIS - vendredi 21 juillet 2006 à 21h28

Saad Hariri dénonce le "massacre" commis au Liban


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Saad Hariri, le fils du Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri, a remercié vendredi Jacques Chirac pour "tous les efforts diplomatiques" déployés par la France face à l'explosion de violence au Proche-Orient. Il a demandé que les aides humanitaires arrivent "le plus tôt possible" au Liban, dénonçant "le massacre" commis selon lui par Israël et refusant de faire porter la responsabilité du conflit sur le Hezbollah.

Reçu par Jacques Chirac à l'Elysée, le chef du groupe parlementaire libanais anti-syrien a déclaré à l'issue de cet entretien que la France faisait "tout (son) possible pour arriver à un cessez-le-feu" et a remercié le président français car "sans lui, sans la France, le corridor humanitaire ne serait pas possible au Liban".

Ce corridor est "la seule manière" pour que les Libanais reçoivent des aides humanitaires: "un demi million" d'entre eux ont été "déplacés", a-t-il rappelé, précisant qu'ils "n'ont pas de maison, n'ont pas un lit" pour dormir, "n'ont pas de lait pour leurs enfants" et de "médicaments pour les malades".

Condamnant la "machine de guerre" d'Israël et "son massacre des Libanais", Saad Hariri a souhaité qu'une "solution globale" soit trouvée pour que le conflit actuel "s'arrête une fois pour toutes". "Il y a des propositions que (le secrétaire général de l'ONU) Kofi Annan a faites", "peut-être" y en aura-t-il d'autres, a-t-il noté.

L'offensive israélienne "n'est pas logique", a estimé le fils de l'ancien Premier ministre libanais, assassiné en février 2005. "C'est vrai qu'il y a eu des soldats (israéliens) kidnappés" par le Hezbollah, "mais la manière dont Israël est en train de tuer les Libanais, c'est inacceptable".

Déclarant qu'il ne voulait "pas mettre aujourd'hui la responsabilité du conflit sur le Hezbollah ou sur n'importe quel Libanais", Saad Hariri a souligné que le pays du Cèdre avait "besoin de l'unité du peuple libanais", ajoutant qu'Israël essayait de diviser les Libanais par son "attaque vicieuse".

"Les Libanais n'ont pas commencé cette guerre. Le peuple libanais n'est pas responsable de cette guerre", a-t-il lancé. "Si chaque fois, les enfants et le Liban doivent payer le prix de cette guerre, c'est la folie". AP

cr/cre/sb




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