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actu & culture


PARIS - samedi 22 juillet 2006 à 20h05

Canicule: la situation est "assez sérieuse", selon le patron de l'InVS



Si la canicule qui frappe la France depuis plusieurs jours n'a rien de comparable avec celle de 2003, "la situation actuelle est assez sérieuse", avec 22 décès estimés, a expliqué samedi le directeur général de l'institut de Veille sanitaire (InVS), Gilles Brücker. Le ministre de la Santé a pour sa part appelé à "la mobilisation de tous", alors que 34 départements de l'est du pays et de la région parisienne sont en alerte.

"On n'a pas encore eu de pics de mortalité très importants, comme cela avait été le cas les 10, 11 et 12 août 2003, où des milliers de personnes étaient mortes en trois jours", a expliqué Gilles Brücker, dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France" de samedi.

"Mais pourtant, la situation actuelle est assez sérieuse", a poursuivi le patron de l'InVS. "On a une forte augmentation du passage aux urgences, qui doit nous mettre en éveil. Les activités du Samu sont aussi plus importantes", a-t-il ajouté, à l'unisson de Xavier Bertrand, le ministre de la santé, qui a souligné la nécessité que "tout le monde soit sur le pont", en référence au mouvement de grève des chirurgiens libéraux annoncé pour lundi.

"Nous avons tiré les leçons de la canicule de 2003. Lutter contre les fortes chaleurs, c'est une mobilisation de tous. De l'Etat, des acteurs sociaux et de chacun", a souligné le ministre, en déplacement dans le Rhône, ajoutant que "la solidarité ne prend pas de vacances".

La campagne de messages radiodiffusés "N'attendons pas pour être solidaire" sera d'ailleurs relancée à partir de lundi, a-t-on appris auprès d'une porte-parole du ministère de la Santé. Quatre spots à l'attention du public et des personnes âgées seront diffusés en alternance sur les radios nationales pour une durée de quinze jours.

Pour faire face à une chaleur "installée et qui dure", selon la porte-parole du ministère, la plate-forme d'appels "canicule", qui a reçu 1.250 appels cette semaine -contre 250 la semaine précédente-, sera désormais ouverte le week-end, et le soir jusqu'à 21h, contre 20h00 jusqu'à présent.

Les chaleurs ne devraient en effet pas faiblir, Météo France ayant étendu son alerte orange (niveau trois sur quatre) à la canicule samedi après-midi à 34 départements de l'est du pays et de la région parisienne jusqu'à mardi 16h.

Dans ces 34 départements, le plan national canicule est mis en oeuvre au niveau 2 de "mise en garde et d'actions", selon un communiqué du ministère de la Santé.

L'alerte de Météo France concerne les régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que les départements de l'Ain, de l'Allier, de l'Ardèche, de la Drôme, du Gard, de l'Hérault, de l'Isère, du Rhône, de la Savoie, de la Haute-Savoie, de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Samedi à 16h, un pic à 38°C a été enregistré par Météo France à Entrecasteaux, dans l'arrière-pays varois, alors que les chaleurs les plus fortes concernaient le sud-est, des pointes à 37°C étant constatées dans le Vaucluse ou le Gard.

Les températures étaient globalement comprises entre 30 et 37 degrés du centre-est au sud-est et entre 30 et 32 degrés sur la région parisienne, samedi à 16h. En revanche, sur le nord-est, le mercure a bien chuté après le passage d'une ligne orageuse, retombant le plus souvent en dessous des 30 degrés, selon Météo France.

Par ailleurs, selon un bilan diffusé sur le site Internet du ministère de l'Ecologie, des arrêtés préfectoraux de restrictions d'utilisation d'eau avaient été pris dans 44 départements à la date de vendredi. AP

gb/div/cr




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