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actu & culture


PARIS - lundi 01 octobre 2007 à 12h05

Agression des Tarterêts: deux relaxes et cinq condamnations



Le tribunal correctionnel d'Evry a condamné lundi cinq jeunes hommes à des peines allant de six mois à huit ans d'emprisonnement et relaxé deux autres pour l'agression de deux CRS dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonne (Essonne) en septembre 2006.

Deux des jeunes ont écopé de six ans chacun et un autre à huit ans avec maintien en détention.

L'un des prévenus, contre lequel le parquet avait requis six ans d'emprisonnement, a été relaxé, tout comme un autre pour lequel l'accusation s'en était rapportée au tribunal.

Les deux autres personnes condamnées ont écopé pour l'une de six mois d'emprisonnement et pour l'autre de 18 mois avec mandat de dépôt à l'audience.

Les prévenus peuvent faire appel de leur condamnation, tout comme le parquet.

Le 19 septembre 2006, la voiture de deux policiers qui patrouillaient aux Tarterêts avait été visée par des jets de cailloux. A la descente de la voiture, les deux fonctionnaires de police avaient été frappés par un groupe de jeunes qui jouaient au football à proximité.

Dans ce dossier, les enquêteurs avaient entendu sous X un habitant de la cité qui dit avoir observé les faits depuis une cabine téléphonique située à 250m des lieux de l'agression et qui a mis en cause des jeunes dont l'un se trouvait en internat à ce moment. Lors du procès, ce témoin avait été entendu sous visio-conférence.

Une vaste opération de police, très médiatisée, le 25 septembre, avait conduit à l'interpellation de 11 jeunes. Mais la justice en avait relâché une partie, notamment deux jeunes hommes dont l'ADN avait été retrouvé sur des cartons de pizza et des canettes de bière.

Sous la pression des syndicats de police et du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, il avait été évoqué à l'époque un "guet-apens" tendu aux deux fonctionnaires qui patrouillaient à bord d'une Ford Mondeo dans cette cité réputée difficile.

Une information judiciaire avait été ouverte pour "tentative de meurtre", ce qui aurait valu la cour d'assises aux jeunes suspects, mais la justice a finalement requalifié les faits en "violences aggravées".

Deux mineurs, également poursuivis dans ce dossier, doivent être jugés le 12 octobre par un tribunal pour enfants. AP

pas/sb




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