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Deux jours après l'agression commise dans les Landes par trois militants présumés d'ETA qui a coûté la vie à un garde civil espagnol et plongé dans le coma l'un de ses collègues, le patron du nouveau commandement unique des forces de sécurité espagnoles a promis lundi à Bayonne que ces "salopards" allaient "payer pour ce qu'ils ont fait".
Un appel à témoins a été parallèlement lancé par la Direction générale de la police nationale dans le cadre de l'enquête sur la fusillade de samedi à Capbreton, dont les auteurs sont toujours introuvables. Un numéro de téléphone gratuit a été mis en place pour permettre au public de fournir des renseignements sur les trois etarras présumés qui ont tiré sur les deux gardes civils, avant de s'enfuir.
Dans la matinée, le directeur général de la police et de la Guardia Civil espagnoles, Joan Mesquida, s'est rendu au Centre hospitalier de la Côte Basque à Bayonne où il a rencontré la famille du jeune garde civil Fernando Trapero, grièvement blessé samedi durant une fusillade qui a tué son collègue Raúl Centeno, 24 ans.
Après plus d'une heure passée au chevet de l'agent âgé de 23 ans, toujours dans un "coma dépassé" après avoir reçu une balle dans la tête, M. Mesquida a observé que son état était "toujours très grave" et que le meilleur hommage à rendre aux deux agents était de "poursuivre ce travail qui a permis d'arrêter des centaines de terroristes". Soulignant que les forces de sécurité continueraient leur lutte contre ETA "avec tous les moyens", il a ajouté que "nul ne peut douter que ces salopards vont payer pour ce qu'ils ont fait".
L'enquête confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la DIPJ Bordeaux a permis d'établir que les deux gardes civils espagnols, en France dans le cadre de la surveillance de militants d'ETA avec leurs homologues des Renseignements généraux, ont été abattus après être sortis de la cafétéria du centre Leclerc de Capbreton.
Ils ont été suivis par deux hommes et une femme dont l'âge n'a pas pu être déterminé. Trois coups de feu ont éclaté. L'un des gardes civils a été abattu de deux balles dans la tête, tandis que l'autre était grièvement blessé. Des douilles de 9mm ont été retrouvées sur la scène de crime.
Les trois etarras présumés se sont enfuis avec une Peugeot 307 de couleur grise qu'ils avaient dérobée en juillet dans le Cher, et retrouvée abandonnée à Haut-Mauco (Landes), avant de détourner peu après une Peugeot 307 break de couleur bleue immatriculée dans les Landes, retenant en otage sa conductrice quelques heures, avant de la relâcher.
Si cette dernière voiture n'avait pas encore été retrouvée lundi, on a retrouvé dans la première une poche en plastique avec un kilo d'un mélange de chlorate de soude et de sucre, entrant dans la composition d'explosifs, ainsi qu'un bonnet et des vêtements. "L'ADN permettra peut-être aux autorités espagnoles de les identifier", souligne-t-on de source policière.
Parallèlement, un couple soupçonné d'appartenir à l'ETA a tenté de voler un véhicule à Périgueux (Dordogne) avant de prendre la fuite, a-t-on appris de source policière. Selon les premiers éléments de l'enquête, cet homme et cette femme à l'accent espagnol ne feraient pas partie du trio recherché depuis samedi par les autorités. Arrivés en Clio, les deux suspects munis d'armes de poing se sont heurtés à la résistance du propriétaire du véhicule qu'ils voulaient dérober et se sont enfuis à bord de leur Renault. AP
xriv0/xveg1/cr/mw
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