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actu & culture


PARIS - samedi 22 decembre 2007 à 14h55

Information judiciaire ouverte contre Jean-Claude Brisseau, le cinéaste entendu comme témoin assisté



Le cinéaste Jean-Claude Brisseau, contre lequel une information judiciaire a été ouverte samedi matin, notamment pour "viols", a été entendu comme témoin assisté par le juge d'instruction chargé de l'enquête, a-t-on appris auprès de son avocate, Me Carole Foissy.

Interpellé le 19 décembre puis placé en garde à vue, Jean-Claude Brisseau est ressorti libre à l'issue de son audition, selon l'avocate.

L'information judiciaire ouverte contre le réalisateur de "Noce Blanche" vise les faits de viols, d'agressions sexuelles par personne ayant autorité et harcèlement par personne ayant autorité, a-t-on précisé de sources judiciaires.

Jean-Claude Brisseau est accusé par deux actrices de les avoir agressées sexuellement. Agées de 21 et 30 ans, les deux comédiennes ont porté plainte contre lui pour des faits commis entre 2005 et 2007. Le cinéaste aurait abusé d'elles en leur faisant miroiter un rôle dans l'un de ses films.

"Il n'y a rien d'autre dans le dossier que les déclarations de la plaignante (qui l'accuse de viols) face à celles de Jean-Claude Brisseau", a expliqué Me Foissy à l'Associated Press par téléphone. Selon l'avocate qui défend Jean-Claude Brisseau avec Me Christian Saint-Palais, l'une des plaignantes aurait eu une relation intime avec le cinéaste.

Me Foissy avait un peu plus tôt déclaré que Jean-Claude Brisseau était "très éprouvé par cette affaire, comme il l'a été par l'affaire précédente". "Son état de santé a conduit, quand il a été présenté au médecin dans le cadre de sa garde à vue, à ce que le médecin décide qu'il soit effectivement hospitalisé", avait dit l'avocate à France Info, soulignant que le réalisateur estimait "infamantes" les accusations portées contre lui. "Ca ne correspond pas à la réalité. Les faits qu'on lui reproche, il les nie farouchement, et donc évidemment pour lui, c'est un recommencement d'un cauchemar qu'il a déjà très très mal vécu la première fois".

"Ce que je peux dire, c'est que l'une des deux plaignantes a tourné dans 'Les Anges exterminateurs'", avait ajouté l'avocate.

Le cinéaste a déjà été condamné en décembre 2005 à un an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende pour harcèlement sexuel sur deux actrices. AP

pas/cov/cr