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Nicolas Sarkozy a jugé mardi "satisfaisant" le bilan sécuritaire de la nuit de la Saint-Sylvestre. "Il y a eu globalement moins de départs de feux volontaires et quasiment (...) aucun affrontement entre bandes ou avec les forces de police", a-t-il souligné.
"Le nombre de blessés du côté des forces de sécurité est très faible et on ne peut naturellement que s'en réjouir", s'est félicité le chef de l'Etat devant un millier de gendarmes, policiers, pompiers, militaires, mais aussi employés de la SNCF et de la RATP, gaziers, électriciens, médecins, infirmières ou membres du SAMU social et de la Croix-Rouge ayant travaillé le soir du 31 décembre.
Nicolas Sarkozy avait tenu à les convier à l'Elysée pour leur adresser ses "remerciements et ceux du pays tout entier".
La nuit de la Saint-Sylvestre a été relativement calme cette année, malgré 273 incendies volontaires de véhicules sur l'ensemble de la France, contre 313 en 2007, soit une baisse de 12,98%.
M. Sarkozy, qui s'exprimait en présence de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, a dénoncé les "voyous qui veulent transformer la rue et leur quartier, où les gens ne demandent qu'à vivre, en champ d'affrontements", rendant hommage au "travail remarquable" des "25.000 policiers et gendarmes engagés sur le terrain, dont 6.500 personnels des forces mobiles".
Etaient également présents mardi après-midi à l'Elysée des policiers et pompiers ayant vécu les violences de Villiers-le-Bel (Val d'Oise) en novembre dernier. "A Villiers-le-Bel, 150 d'entre vous ont été blessés, dont 81 blessés par tir d'arme à feu", a souligné le chef de l'Etat.
"Je sais que l'enquête avance et j'ai bon espoir que les assassins -(...) qui ont utilisé des armes de chasse pour tirer sur des policiers- seront rapidement traduits devant la justice", a-t-il ajouté. Et de s'adresser à Michèle Alliot-Marie: "Demandez tous les moyens nécessaires. Les coupables doivent être arrêtés", car "je n'accepterai jamais d'être le président de la République d'un pays où des voyous et des assassins tirent sur des fonctionnaires".
"Je sais que ça progresse", a insisté Nicolas Sarkozy. "J'en suis ravi".
S'adressant en particulier aux agents de la RATP, qui ont mené pour certains neuf jours de grève en novembre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il avait "bien l'intention d'aller également à leur rencontre", comme il était allé voir les cheminots de la SNCF.
De même, "2008 sera une année importante pour l'hôpital" et "je sais parfaitement les attentes qui sont les vôtres", a-t-il dit aux médecins et infirmières présents. AP
co/cov/mw
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