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Les policiers du SRPJ de Grenoble viennent de découvrir une escroquerie qui aurait permis à ses auteurs d'empocher près d'1,5 million d'euros entre juillet 2006 et fin 2007 auprès d'une trentaine d'agences d'intérim dans toute la France, a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Cinq Grenoblois, déjà connus des services de justice, ont été mis en examen vendredi soir à Grenoble pour "escroquerie en bande organisée" dans le cadre de cette affaire. L'un d'entre eux a été écroué et les quatre autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a-t-on précisé de même source.
Le stratagème imaginé était relativement simple. Les escrocs présumés contactaient les agences d'intérim en se faisant passer pour des dirigeants d'entreprises ou des responsables d'associations fictives et concluaient avec elles de vrais contrats, rapporte le "Dauphiné Libéré" qui révèle cette affaire dans son édition de samedi.
Ils demandaient aux sociétés d'intérim d'engager des personnes précises, complices de l'escroquerie, arguant du fait qu'ils avaient l'habitude de travailler avec elles. Les agences d'intérim, au titre de l'employeur, réglaient les salaires de ces faux travailleurs ainsi que leurs frais, avant d'expédier la facture aux sociétés et associations fictives. Faux patrons et faux employés se partageaient ensuite le butin.
Selon "le Dauphiné Libéré", les auteurs de l'escroquerie empochaient de 10.000 à 30.000 euros par agence d'intérim.
Cette escroquerie a été découverte dans le cadre d'une affaire de trafic de stupéfiants et le dossier a été transmis au parquet de Grenoble en octobre 2007. Le parquet de Grenoble a ouvert une information judiciaire pour escroquerie en bande organisée et confié l'enquête à l'antenne grenobloise de la Police judiciaire de Lyon. AP
boi/div/cr
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