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"Faire la peau au CNE", c'est toujours "l'objectif" du syndicat Force ouvrière (FO), réaffirmé vendredi par son secrétaire général Jean-Claude Mailly, tandis que le gouvernement fête le premier anniversaire du Contrat nouvelles embauches (CNE).
"Le CNE, c'est la porte d'entrée pour une précarisation accrue du Code du travail" a insisté Jean-Claude Mailly sur France-inter, et le contrat traduit "une volonté de précariser fortement les salariés et leurs contrats de travail".
"Etre licencié sans savoir la raison pour laquelle on nous licencie, ça c'est un véritable mépris", a-t-il estimé, indiquant que "FO a saisi le Bureau international du travail (BIT) qui rendra son avis au mois de novembre".
"Nous considérons que le CNE viole une convention internationale du travail acceptée par la France, qui oblige à motiver les licenciements", a-t-il expliqué.
L'offensive syndicale contre le CNE passera également par "pas mal de saisines de prudhommes qui ont déjà eu lieu, qui vont avoir lieu dans les mois à venir". Les premiers appels contre les jugements de première instance sont prévus "sur Paris à partir du mois de septembre", a-t-il précisé.
Jean-Claude Mailly a vigoureusement contesté la version du Premier ministre Dominique de Villepin selon laquelle "c'est grâce au CNE que le chômage baisse", estimant que "le gouvernement s'illusionne beaucoup". Et de citer "une étude du ministère du Travail, qui évalue à 44.000 le nombre de CNE en solde net" de créations d'emplois, à comparer "aux 550.000" CNE signés: "C'est très largement en-dessous de l'objectif fixé", constate le syndicaliste, "ça ne répond pas à l'enjeu". AP
ca/lp
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