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actu & culture


PARIS - samedi 08 mars 2008 à 11h52

UIMM: Parisot veut "remettre à plat" l'attribution des mandats du MEDEF



La présidente du MEDEF Laurence Parisot, qui redemande aux membres de l'Union des industries de la métallurgie (UIMM) de mettre à disposition les mandats qu'ils exercent au nom du patronat dans les organismes paritaires, annonce dans "Le Monde" daté de dimanche qu'elle va réunir d'ici dix jours le comité des mandats du MEDEF pour "remettre à plat" la représentation de son organisation, en remettant notamment en cause le "monopole" de l'industrie métallurgique dans ce domaine.

"Je vais réunir sous dix jours le comité des mandats du MEDEF, dans lequel siège Frédéric Saint-Geours (président de l'UIMM, NDLR), pour préparer cette remise à plat", déclare-t-elle.

Suite au scandale des caisses noires au sein de l'UIMM et des indemnités de départ accordées à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, depuis révoquées -pratiques qu'elle juge d'une "perversion absolue"-, Mme Parisot demande à nouveau aux membres de l'UIMM qui exercent des mandats au nom du MEDEF dans les organismes paritaires de les rendre.

"Tant qu'une remise à plat sérieuse n'a pas été faite, le soupçon peut planer. Il ne s'agit pas de dire que l'UIMM ne doive plus contribuer à la réflexion économique et sociale ou au travail des institutions paritaires. Il faut seulement veiller à ne pas tomber de Charybde en Scylla", déclare Mme Parisot.

La présidente du MEDEF ajoute qu'elle souhaite demander aux nouveaux mandataires de "signer des engagements éthiques incontestables" et ouvrir les mandats à la "diversité".

"L'idéal serait de pouvoir examiner plusieurs candidatures d'origine différente pour chaque mandat. Car la diversité garantit la transparence et la démocratie, tandis que le monopole crée le risque d'opacité", déclare-t-elle.

De son côté, Frédéric Saint-Geours reconnaît encore une fois, dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France" de samedi, que "les anciens négociateurs n'ont pas assez mesuré que Denis Gautier-Sauvagnac avait bénéficié d'un traitement hors norme", se voyant adjuger des indemnités de départ de 1,5 million d'euros. Mais il refuse à nouveau de remettre les mandats de l'UIMM à la disposition du MEDEF. "Que l'on dise que l'indemnité de DGS est trop élevée, je suis d'accord. Mais que l'on en déduise que l'UIMM est illégitime, ça non", souligne-t-il. AP

mgh/com/mw




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