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Objectif: ramener les Français aux urnes. Droite et gauche multipliaient mercredi les appels à la mobilisation de leur électorat à quatre jours du second tour des municipales et cantonales.
Après avoir bouclé les négociations de l'entre-deux-tours et déposé les listes, les candidats sont repartis en campagne. Avec une préoccupation commune: mobiliser. Dimanche, la participation a été la plus faible pour des élections municipales sous la Ve République, avec 66,5% des inscrits aux urnes.
D'où les appels insistants lancés entre les deux tours par l'UMP comme par le PS. En déplacement mardi à Toulon, Nicolas Sarkozy a lancé un appel à la participation de chacun "quels que soient ses choix, ses croyances, ses opinions".
Le chef de l'Etat pensait surtout à l'électorat populaire qui a voté pour lui à la présidentielle, notamment aux anciens électeurs du Front national. Son retour sur le thème de l'immigration ressemblait fort à un appel du pied appuyé à l'électorat le plus à droite.
M. Sarkozy promet, sans plus de précision pour l'instant, de "tenir compte" des "messages" envoyés par les électeurs.
Le PS n'est pas en reste. François Hollande a lancé mercredi "un appel aux Français" pour qu'ils se fassent entendre dimanche en envoyant "un message clair" à Nicolas Sarkozy. "Si vous voulez qu'il vous entende, venez voter aux élections municipales et cantonales parce qu'il y aura forcément une interprétation nationale", a plaidé le Premier secrétaire du PS sur RMC-Info/BFM-TV.
Le secrétaire national du PS à l'Egalité Faouzi Lamdaoui a pour sa par appelé "tous les Français des milieux populaires, premières victimes de la politique anti-sociale du gouvernement, à se mobiliser massivement pour faire gagner la gauche au second tour des élections municipales et cantonales".
"Plutôt que l'abstention et le découragement, les milieux populaires doivent préférer la sanction du gouvernement en votant pour une gauche protectrice et efficace", estime M. Lamdaoui.
Droite et gauche comptent sur un surcroît de participation pour faire la différence là où le second tour s'annonce le plus serré, à commencer par Marseille et Toulouse, les deux villes les plus observées par les états-majors nationaux.
Un sondage Ifop-"Paris Match" publié mercredi donne le socialiste Pierre Cohen vainqueur dans la ville rose avec 53% des voix contre 47% pour le maire sortant apparenté UMP Jean-Luc Moudenc. Et ce, malgré l'accord conclu par M. Moudenc avec le MoDem local.
Au total, ce second tour à géométrie variable donnera lieu à 55 triangulaires et 13 quadrangulaires, selon un décompte publié par "Le Monde". Le ministère de l'Intérieur n'était pas en mesure mercredi de confirmer ces chiffres.
Les candidats du MoDem, en situation d'arbitres dans certaines villes, se sont partagés entre maintien de leur liste, fusion avec le PS et avec l'UMP. François Bayrou, qui a refusé tout accord national avec l'un des deux grands partis, a donné sa bénédiction à toutes ces décisions. Hormis une: l'alliance inédite entre le MoDem et le maire communiste sortant à Aubagne (Bouches-du-Rhône).
Le président du MoDem a fait savoir qu'il "ne donnerait pas d'investiture à Aubagne" car cela "n'entre pas dans le patrimoine de repères communs". AP
egp/ll
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