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actu & culture


PARIS - mardi 08 avril 2008 à 10h58

La flamme à Paris: "un moment d'expression forte" pour les droits de l'Homme, selon Delanoë



Le maire de Paris Bertrand Delanoë a estimé mardi que le parcours de la flamme olympique la veille dans la capitale française a été un "moment d'expression forte" en "faveur des droits de l'Homme", tout en regrettant la décision de modifier le parcours qui devait passer devant l'Hôtel de ville.

L'événement a été "un moment d'expression forte, comme à Londres, et sans doute comme aujourd'hui à San Francisco, en faveur des droits de l'Homme, et en faveur du respect de la dignité du peuple tibétain", a estimé M. Delanoë sur Europe-1, voulant rester optimiste même si la flamme n'est pas passée devant la mairie comme c'était prévu.

Confirmant qu'un "drapeau tibétain" avait "été mis à une fenêtre d'un bureau de l'hôtel de ville", ce qui a sans doute valu la décision des autorités chinoises de modifier le parcours de la flamme, Bertrand Delanöe a assumé sa décision: "Je ne l'ai pas fait enlever, je ne l'ai pas fait mettre non plus, mais j'estime que ce n'est pas aux officiels chinois de décider pendant le parcours de la flamme, de passer ou pas par l'Hôtel de ville".

"Dans l'attitude de la France et des citoyens qui se sont exprimés hier, il y a de l'amitié pour le peuple chinois, mais l'amitié pour le peuple chinois n'est pas complaisance vis-à-vis des autorités qui bafouent les droits de l'homme", a-t-il souligné, estimant qu'il y aurait sans doute un "rafraîchissement" dans les relations avec ses homologues chinois de Pékin ou Shangaï.

Opposé au boycott des JO mais souhaitant que Nicolas Sarkozy "n'aille pas" à la cérémonie d'ouverture, Bertrand Delanoë a estimé que le chef de l'Etat avait le choix de "faire monter la pression pour obtenir des concessions en faveur des droits de l'Homme". AP

lat/mw