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Le ministre français des Affaires étrangères a salué mardi la décision du gouvernement libanais de déployer 15.000 soldats dans le Sud dans le cadre d'un éventuel accord de cessez-le-feu et a souhaité que ce "nouvel élément essentiel" soit pris en compte aux Nations unies "pour parvenir à l'adoption rapide d'une résolution".
"Cette initiative majeure a été prise à l'unanimité des membres du gouvernement libanais", qui comprend deux membres du Hezbollah, a souligné Philippe Douste-Blazy, "elle témoigne donc de la volonté de l'ensemble des parties libanaises de mettre le gouvernement libanais en mesure d'exercer sa souveraineté sur la totalité de son territoire".
Pour le chef de la diplomatie française, "il s'agit là d'une contribution importante pour le règlement de la crise actuelle". Il a estimé lundi soir que cela ouvrait la voie à "un désarmement du Hezbollah par les Libanais eux-mêmes", dans le cadre d'un processus dont la France juge qu'il ne peut être que politique.
Beyrouth propose de déployer des forces dans le Sud actuellement sous contrôle du Hezbollah afin d'en obtenir le retrait d'Israël, qui mène une offensive dans cette région contre les milices chiites après la capture de deux de ses soldats le 12 juillet.
"Il est évident que cette annonce (...) est de nature à modifier le contexte des discussions" au Conseil de résolution de l'ONU sur le projet de résolution franco-américain auquel le Liban et la Ligue arabe proposent des amendements, a estimé mardi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, évoquant une "décision politique courageuse".
Et d'ajouter que les diplomates français travaillent "à une mention dans cette première résolution d'un retrait effectif de l'armée israélienne et du Hezbollah" du Sud, selon un calendrier qui reste à déterminer. Une deuxième résolution portera sur "le mandat et les conditions de déploiement de la force internationale" chargée de faire respecter un cessez-le-feu au Liban-Sud.
"Qui dit retrait israélien et retrait du Hezbollah implique un déploiement de la force libanaise, sans doute appuyée par la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban, ndlr), aussi rapidement que possible", a souligné le porte-parole du Quai d'Orsay. "Nous considérons qu'il est nécessaire de renforcer la FINUL et lui donner les moyens de son action en appui de l'armée libanaise", a insisté le porte-parole, sans préciser quel rôle la France pourrait jouer dans un tel renforcement, les 2.000 Casques bleus actuels étant incapables de faire cesser la violence au Liban-Sud. AP
st/com/intl
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