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Christian Estrosi maintient dans un entretien publié par le "Figaro" daté de mercredi que l'UMP s'est "coupée de (sa) base populaire" et suggère d'"engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants".
"Je suis inquiet", explique le maire UMP de Nice, proche du président Nicolas Sarkozy. "Au moment où la gauche surfe sur les mécontentements et souffle sur les braises de toutes les revendications, je me demande si l'UMP est organisée pour lui répondre." "Nous devons être prêts face à une gauche qui, à l'automne, va élire son nouveau premier secrétaire. Nous allons assister à la montée en puissance du PS, à la nouvelle dynamique qui résultera de la désignation du nouveau leader socialiste", prévient-il.
Or "nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", juge Christian Estrosi. "C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP."
Pour le délégué général du parti présidentiel qui avait vivement critiqué le secrétaire général Patrick Devedjian pour les élections municipales de mars, "il faut un seul secrétaire général, élu par les militants. Il devrait être assisté d'un exécutif qui serait lui aussi ratifié par le vote des militants". "Pour le moment chacun peut s'interroger: d'où la direction collégiale de l'UMP tire-t-elle sa légitimité?", lance-t-il.
Pour M. Estrosi, "celui qui aura la légitimité des militants doit s'engager à être le garant de la défense des intérêts présidentiels. Cela doit être discuté et inscrit dans une réforme que pourrait porter le prochain congrès du parti". "Je ne suis candidat à rien", assure-t-il. AP
st/com
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