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Jacques Chirac est arrivé mercredi matin en hélicoptère à la préfecture de Toulon (Var) pour y présider une réunion consacrée à la situation au Liban. Il a été accueilli par le Premier ministre Dominique de Villepin, arrivé de son lieu de vacances de Dinard (Ille-et-Vilaine), la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy.
M. Chirac passe depuis le 2 août ses vacances au Fort de Brégançon (Var). Il a multiplié depuis une semaine les conversations téléphoniques pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu au Liban. Le président interrompt ses congés alors que Français et Américains sont arrivés ce week-end à un accord sur un projet de résolution et que le gouvernement libanais a proposé de déployer 15.000 soldats dans le sud du pays dans le cadre d'un éventuel accord de cessez-le-feu.
Beyrouth envisage de dépêcher ses troupes dans la région actuellement sous contrôle du Hezbollah et demande le retrait d'Israël, qui y mène une offensive contre les milices chiites après la capture de deux de ses soldats le 12 juillet.
Désormais, les négociations à New York consistent à "trouver ce point d'équilibre entre le retrait des forces israéliennes d'une part et également le déploiement de l'armée libanaise avec la FINUL, la force de l'ONU", a expliqué mercredi M. Douste-Blazy sur France-Info.
Mais "ce n'est que lorsque l'accord politique sera trouvé, que donc les conditions d'un cessez-le-feu durable seront là, que nous pourrons éventuellement faire cette deuxième résolution concernant la force multinationale sous mandat de l'ONU, pour faire en sorte que le cessez-le-feu est respecté", a-t-il prévenu. Et ce n'est qu'alors que pourra "se poser la question de la participation de la France à une force multinationale", a souligné le ministre des Affaires étrangères, interrogé sur un éventuel déploiement de troupes françaises pour appuyer la FINUL.
"Rentrer en pleine hostilité dans le Sud-Liban pour désarmer le Hezbollah ne peut pas être possible et c'est mettre le doigt dans un engrenage qui nous paraît très dangereux", a-t-il insisté.
La réunion de Toulon n'est donc "pas une réunion militaro-stratégique", confirmait-on mercredi de source diplomatique. Il s'agit plutôt de réaffirmer la position de la France sur ce dossier, alors que Paris a transmis, "avec une très forte pression", précisait-on de même source, les amendements libanais aux Etats-Unis, en vue de modifier le projet de résolution. AP
co/cov/mw
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