Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Sept militants présumés du FLNC-Union des Combattants (FLNC-UC) ont été mis en examen vendredi, dont deux pour tentative d'assassinats à la suite de deux attentats perpétrés à Ajaccio: un jet de grenade contre la préfecture en décembre dernier et le mitraillage du palais de justice en février, a-t-on appris de sources judiciaires.
Ils doivent être présentés en fin de journée à un juge des libertés et de la détention qui doit statuer sur leur incarcération provisoire. Le parquet de Paris a pris des réquisitions de mandat de dépôt à l'encontre des sept hommes, a-t-on indiqué de source judiciaire.
Les enquêteurs estiment avoir démantelé une cellule du FLNC-UC dans le secteur d'Ajaccio composée d'un "chef", âgé de 27 ans, aidé d'un "second", âgé de 20 ans, et qualifié par des sources judiciaires de "dur" et d'"incontrôlable". Les cinq autres personnes sont âgées d'une vingtaine d'années. Ce démantèlement est le premier du genre depuis 2002, année où l'une des cellules du FLNC dit des Anonymes avait été mise au jour.
Le responsable de cette cellule du FLNC-UC et son second sont notamment mis en examen pour l'attentat contre la préfecture d'Ajaccio le 20 décembre 2007, où une grenade avait été lancée dans la cour, et pour le mitraillage du tribunal de grande instance le 19 février, où un éclat de projectile s'était fiché dans le portefeuille de l'un des CRS en faction devant l'édifice public.
Le premier est poursuivi pour "complicité de tentative d'assassinats" et "direction et coordination d'une entreprise terroriste", le deuxième pour "tentative d'assassinats". A l'exception du chef de cette cellule, premier mineur corse à avoir été condamné à deux ans d'emprisonnement pour des faits à caractère terroriste en 2000, les autres sont inconnus des services de police, a-t-on précisé de mêmes sources.
Le parquet, estimant qu'il y a clairement une volonté homicide dans les attentats contre la préfecture et le mitraillage du TGI en février, a ouvert une information judiciaire pour "tentative d'assassinats". Les cinq autres sont mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Les deux premiers encourent la réclusion criminelle à perpétuité et les autres 20 ans de réclusion.
"Dans la progression des attentats, il y a de plus en plus de risques pris", a-t-on déclaré de source judiciaire. Dans la nuit du 19 au 20 février dernier, les CRS de faction devant le palais de justice d'Ajaccio avaient essuyé plusieurs coups de feu tirés à hauteur d'homme.
Les sept militants présumés avaient été interpellées lundi sur commission rogatoire des juges d'instruction Thierry Fragnoli et Gilbert Thiel, dans le cadre d'une enquête ouverte début février sur une cache d'armes présumée dans un box à Ajaccio. Cinq personnes ont été identifiées par les enquêteurs lors de la surveillance ce box.
Lors de leur garde à vue, ces sept personnes ont reconnu très rapidement leur participation aux différents attentats, a-t-on indiqué de sources judiciaires. Cette cellule semble avoir été mise en place avant l'automne. Ses membres, au travers de leurs déclarations, étaient informés de l'existence d'autres cellules du FLNC-UC en Corse. Il semble que ce recrutement ait été effectué à la demande de la direction du FLNC-UC, a-t-on précisé de mêmes sources.
Par ailleurs, deux autres personnes ont été interpellées jeudi et vendredi en Corse et devraient être présentées lundi à des magistrats instructeurs.
En décembre dernier, le FLNC-UC, l'une des organisations clandestines corses, avait revendiqué une vingtaine d'attentats ayant visé des bâtiments tant publics que privé. En février, ce groupuscule avait, à l'approche des élections municipales, menacé les "électeurs non corses" en leur conseillant de ne pas prendre part aux urnes. AP
pas/med1/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|