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"Nous avons lancé une enquête" pour savoir pourquoi l'homme soupçonné du meurtre d'une jeune étudiante suédoise ne figurait pas dans le registre national des empreintes génétiques, a déclaré lundi la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
"Nous avons lancé une enquête depuis que nous avons su, à la toute fin de la semaine dernière", a-t-elle expliqué à l'issue du conseil des ministres.
Le suspect -Bruno Cholet, 51 ans- avait notamment été condamné en 1989 par la cour d'assises des Yvelines à 18 ans de réclusion, avec une peine de sûreté de 12 ans, pour enlèvement et viol sur mineur de 15 ans lors de faits remontant à 1984. Sa dernière condamnation remonte au mois d'août 2007 pour exercice illégal de la profession de taxi et détention illégale d'arme. Le garde des Sceaux Rachida Dati a rappelé qu'il avait été pour cela "condamné à huit mois, dont six avec sursis et mise à l'épreuve".
"Le juge d'application (des peines) et le service de probation l'ont reçu dans les derniers six mois à trois reprises. Donc il y avait un suivi, mais le suivi était déconnecté éventuellement de sa dangerosité et d'autres faits, en particulier de nature sexuelle", a-t-elle ajouté sur LCI.
"Le fichier est effectivement aujourd'hui encombré, car nous enregistrons de plus en plus d'empreintes", a souligné Mme Alliot-Marie. "Il est nécessaire d'avoir de nouveaux moyens pour le faire et c'est inscrit dans la future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure".
Il faut, selon elle, "plus de moyens humains, plus de moyens financiers aussi, puisque les nouveaux moteurs pour gérer le fichier ont effectivement besoin d'être plus puissants. Donc nous devons également moderniser nos matériels", a expliqué Mme Alliot-Marie. Selon Rachida Dati, le fichier des empreintes génétiques contient aujourd'hui "plus de 600.000 profils" contre "moins de 10.000 profils" en 2003. AP
co/mw
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