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"Ce n'est pas en disant 'non' à tout que vous participerez à la modernisation de notre pays", a lancé mardi François Fillon, interpellé par le Parti socialiste sur le financement du Revenu de solidarité active (RSA).
Lors des Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault a accusé le gouvernement de "déshabiller Pierre pour habiller Paul", et d'"exiger des plus modestes de prendre en charge l'effort de solidarité pendant que les plus favorisés, eux, en sont systématiquement exonérés".
"Injustice par injustice, vous rendez la réforme haïssable aux Français", a accusé M. Ayrault. "La solidarité, ce n'est pas de financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres", a également lancé l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius.
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi dernier vouloir financer le revenu de solidarité active en diminuant l'accès à la prime pour l'emploi des salariés.
"Le Revenu de solidarité active pour les socialistes, c'est un sujet de colloque, c'est un engagement qu'on prend lors des campagnes électorales. Pour nous, c'est un projet que nous mettons en oeuvre", a rétorqué François Fillon.
"Nous sommes l'un des pays d'Europe qui consacre le plus d'argent à la politique sociale", et nous "proposons aujourd'hui de mettre 1,5 milliard de plus pour permettre de faire en sorte que, dans notre pays, travailler rapporte plus qu'être dans une situation d'assistance".
Il a appelé le Parti socialiste à "sortir de l'attitude négative qui est la sienne".
Interrogé sur le financement nécessaire au RSA par Laurent Fabius, le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a dit avoir "toujours évoqué une fourchette qui était comprise entre 2 et 3 milliards d'euros".
"Le président de la République et le Premier ministre disent qu'on va mettre 1,5 milliard d'euros d'argent qui ne vient ni de la prime pour l'emploi, ni des minima actuels pour le faire". Pour le reste, "on verra comment on va recentrer un peu la prime pour l'emploi pour le faire" et "je n'ai aucun problème" avec cela, a-t-il assuré.
Sur les bénéficiaires de la PPE, "il y en a un million (de personnes NDLR) qui touchent moins de 7 euros par mois", a assuré M. Hirsch. "Ils ne le savent même pas". AP
co/ljg
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