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Hélène Magliano, avocat général à la Cour de cassation, a requis lundi après-midi devant la Commission de révision des condamnations pénales le maintien en détention de Marc Machin, condamné pour le meurtre d'une femme au pont de Neuilly-sur-Seine le 1er décembre 2001 et qui demande aujourd'hui la suspension de sa peine, a-t-on appris de source judiciaire. La décision des juges a été mise en délibéré au 9 juin 2008.
Lors d'une audience de trois heures qui se tenait à huis clos en présence du condamné et des avocats de la victime, les magistrats ont examiné les nouveaux éléments de cette affaire criminelle qui avait valu 18 ans de prison à Marc Machin. Ce marginal avait été vu sur les lieux quelques minutes avant le meurtre qu'il avait avoué. Il s'était ensuite rétracté et n'avait cessé de clamer son innocence.
Ces éléments nouveaux sont apparus début mars, quand David Sagno, un SDF de 34 ans s'est accusé des meurtres de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001, et de Maria-Judith Araujo, le 22 mai 2002, également au pont de Neuilly, alors que Marc Machin était déjà incarcéré.
Une nouvelle expertise ADN a permis d'identifier son empreinte génétique sur le corps de Marie-Agnès Bedot. Cependant, les erreurs commises lors de ces aveux et la fragilité psychologique du nouveau suspect incitent magistrats et avocats à la prudence. "Il y a encore beaucoup de choses à vérifier dans ce dossier, de vraies questions se posent encore", estime Me Nathalie Ganier-Raymond, l'avocate de la famille Bedot.
Si la commission de révision estime la requête de Marc Machin recevable, elle pourra alors saisir la Cour de révision et organiser un nouveau procès. AP
xveg/sb
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