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La préfecture de police de Paris a indiqué mardi avoir été destinataire de 205 dossiers déposés dans le cadre du mouvement des salariés sans-papiers, et que seuls 15 d'entre eux selon elle sont "suffisamment étayés" pour une éventuelle régularisation.
Selon la CGT qui soutient la grève engagée depuis le 15 avril dans plusieurs entreprises d'Ile-de-France, un millier de dossiers ont été déposés dans cinq préfectures franciliennes depuis le 23 avril dernier. Lundi, le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux avait confirmé que sur tous les dossiers, seuls "quelque centaines" feraient l'objet d'une régularisation après un examen au cas par cas.
Dans un communiqué, la préfecture précise avoir "engagé sans délai un examen attentif de ces dossiers au regard des dispositions prévues par la loi". "A ce jour", affirme-t-elle, "15 dossiers apparaissent suffisamment étayés: les personnes concernées font l'objet d'une convocation à la préfecture de police pour y présenter les pièces justificatives nécessaires à la délivrance d'un titre de séjour".
D'après la préfecture, "les autres dossiers n'ont pas pu à ce stade être analysés définitivement, en l'absence d'informations précises relatives à l'activité professionnelle des demandeurs ou à la durée de leur présence en France". "Des contacts sont en cours en vue d'obtenir ces précisions indispensables au traitement des dossiers", selon le communiqué.
Selon le ministre de l'Immigration, les critères de régularisation sont les secteurs d'emploi en demande de main d'oeuvre, les zones géographiques, mais aussi l'existence d'un "vrai contrat de travail" et du fait que "l'employeur acquitte les taxes qui sont dues quand on accueille un étranger". AP
god/mw
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