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La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a décidé de révoquer le chef du service de radiothérapie de l'hôpital Jean-Monnet d'Epinal (Vosges), qui avait été fermé pendant un an après la découverte des cas de surexpositions, annonce mardi son ministère.
D'après la ministre, quelque 5.500 personnes ont été victimes de surirradiations dans cet établissement hospitalier en l'espace d'une vingtaine d'années.
"La ministre a décidé de révoquer l'un des praticiens", le chef du chef du service de radiothérapie, et "a prononcé un blâme à l'encontre de l'autre", un médecin du service, a précisé le ministère de la Santé. "Cette décision a été prise après avis du conseil de discipline des praticiens hospitaliers".
"L'usage de la révocation, qui constitue la sanction disciplinaire la plus lourde à la disposition de la ministre, est à la hauteur des manquements graves aux obligations d'information et de suivi constatés pour l'un des radiothérapeutes", souligne le ministère de Mme Bachelot. "Le blâme sanctionne le suivi inadapté des patients par l'autre praticien".
Au cours d'une visite de l'établissement en avril dernier, Roselyne Bachelot avait estimé que 5.500 cancéreux y ont subi des surirradiations, "certains à plus de 20%", en l'espace d'une vingtaine d'années à compter de 1987. Cinq patients, victimes de surdoses, sont morts.
"Je ne compte pas m'en tenir à ces sanctions", a prévenu Mme Bachelot sur RTL. "La recherche de responsabilité se poursuit (...) et je poursuivrais mes investigations sur l'ensemble de la chaîne de décision. Je n'exclus pas d'autres sanctions; elles seront prises avec le respect des personnes impliquées et elles seront à la mesure des responsabilités et des dommages causés aux victimes". AP
ljg/div/mw
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