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Le président Nicolas Sarkozy a annoncé samedi lors d'une cérémonie à Paris que la traite des noirs, l'esclavage et l'abolition seraient "introduits dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine".
Il a également souhaité que cette histoire "puisse être abordée à partir de l'étude d'oeuvres littéraires comme celle d'Aimé Césaire", "pas au primaire" mais "dans le cadre des nouveaux programmes du collège et du lycée".
"L'émotion provoquée par la disparition d'Aimé Césaire montre à quel point nous sommes toujours à la recherche de notre histoire", a souligné le chef de l'Etat dans le cadre de la journée commémorative des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions.
"Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", a observé Nicolas Sarkozy, vivement applaudi lors de son allocution prononcée au Jardin du Luxembourg.
Le président de la République a par ailleurs souhaité qu'en plus de la commémoration nationale du 10 mai soient reconnues les autres dates commémoratives locales "importantes pour la communauté d'outre-mer".
Dans une circulaire interministérielle "adressée à ma demande il y a quelques à l'ensemble de nos administrations", le Premier ministre François Fillon "a rappelé la portée de la commémoration nationale du 10 mai", a-t-il dit. "Mais j'ai demandé que les autres dates commémoratives locales, tellement importantes pour la communauté d'outre-mer fassent partie intégrante de cette circulaire".
"Je veux donc qu'il y ait la commémoration nationale mais qu'en même temps, nous reconnaissions les dates importantes pour chacun des territoires d'outre-mer, de façon à ce que chacun se sente respecté", a déclaré le chef de l'Etat.
Il a ajouté que "la date du 23 mai deviendra une journée commémorative pour les associations qui regroupent les Français d'outre-mer de l'Hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux".
Dans le même esprit, Nicolas Sarkozy a annoncé que "le centre national de ressources de l'histoire de l'esclavage voulu par les historiens, les écrivains et toute la communauté scientifique (...) verra le jour très bientôt"
"Le devoir de mémoire ne peut souffrir des concurrences et des clivages", il "doit nous rassembler", a jugé le chef de l'Etat, estimant que cette célébration devait être non seulement "un rappel historique" mais aussi "l'occasion de dire" que "l'asservissement existe toujours dans nos sociétés sur presque tous les continents".
Les "formes modernes d'esclavage doivent être condamnées sans faiblesse et je pense à ce moment à la tragédie que vit le peuple de Birmanie", touchée le week-end par un cyclone meurtrier et dévastateur, a noté M. Sarkozy. Et de déplorer: la "communauté internationale veut venir en aide" à ce peuple" alors qu'"un régime éminemment condamnable en est à empêcher le débarquement de vivres pour permettre de soulager la misère" provoquée par le cyclone Nargis. AP
cr
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