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La cour d'appel d'Orléans se prononcera le 29 mai sur le non-lieu prononcé en faveur de Jean-Louis Courjault dans l'affaire dite des "bébés congelés", où seule son épouse Véronique a été renvoyée devant la Cour d'assises pour un triple assassinat.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans a entendu à huis clos mercredi Véronique et Jean-Louis Courjault, assistés de leurs avocats. Marc Morin, qui représente Jean-Louis Courjault, avait demandé la publicité des débats car "son client n'a rien à cacher", mais sa demande n'a pas été acceptée.
Véronique Courjault a à nouveau affirmé que son "mari ne savait rien de ses grossesses", alors que Jean-Louis Courjault a encore clamé son innocence, rappelant notamment que c'est lui qui avait appelé la police en juillet 2006 lorsqu'il a découvert les bébés dans le congélateur de l'appartement familial.
"J'ai passé la première étape en faisant confiance à la justice et je fais encore confiance à la justice. Je vais attendre", a-t-il déclaré à la presse à l'issue de l'audience, ajoutant qu'il "vivait mal" ces rebondissements et avait "été surpris" par le pourvoi en appel.
"On nous dit que l'instruction a été bien faite mais on nous dit qu'il faut la reprendre. C'est contradictoire", a souligné Me Marc Morin.
Les débats ont aussi porté sur une possible nouvelle qualification des reproches faits à Jean-Louis Courjault. Pourrait être évoquée celle de "recel de cadavres", un délit passible de deux ans de prison. L'avocate générale, Elisabeth Gayet, a demandé quant à elle "un complément d'informations", a-t-on appris de source judiciaire.
Mercredi, la cour d'appel a assoupli le contrôle de Jean-Louis Courjault, lui permettant de se rendre en Inde pour son travail du 21 au 30 mai. C'est cependant précisément durant cette période (le 29 mai) que la chambre de l'instruction devra confirmer ou infirmer l'ordonnance du juge d'instruction, ou demander une instruction complémentaire.
Véronique Courjault a été mise en examen pour assassinats et écrouée le 12 octobre 2006 après avoir avoué avoir étouffé deux bébés nés de manière clandestine en 2002 et 2003 à Séoul et dont les corps ont été découverts en juillet 2006 par son mari dans le congélateur du domicile familial. Elle a aussi avoué avoir accouché clandestinement en août 1999 d'un nouveau-né, né viable, qu'elle dit avoir ensuite étranglé avant de le brûler dans la cheminée de la maison de Villeneuve-la-Comtesse (Charente-Maritime) qu'elle occupait avec son époux. AP
pan/mgh
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