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La société SMP Technologies, qui importe en France le pistolet Taser, a porté plainte contre X pour "dénonciation calomnieuse" après les révélations de "L'Express" selon lesquelles Olivier Besancenot aurait été visé par un espionnage, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
La plainte a été enregistrée mercredi soir par le parquet de Paris, qui va étudier les suites à lui donner.
Le 7 mai dernier, l'hebdomadaire avait affirmé que le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et sa famille avaient fait l'objet d'une filature par une société privée pendant plusieurs mois. Olivier Besancenot a porté plainte contre X.
Selon "L'Express", qui dit s'être "procuré l'édifiant rapport de surveillance" rédigé par l'officine, lui, sa compagne et leur fils ont été placés "sous très étroite surveillance par une officine privée de renseignement" d'octobre 2007 à janvier 2008.
L'hebdomadaire rapporte que l'affaire pourrait trouver "son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies", qui distribue en France le pistolet à impulsion électrique auprès de la police et de la gendarmerie.
Les dirigeants de Taser ont intenté une procédure en diffamation contre le porte-parole de la LCR. Lors de la campagne présidentielle de 2007, M. Besancenot avait estimé que cette arme était responsable de 150 décès aux Etats-Unis. L'audience doit se tenir en juin. AP
ir/mw
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