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Le procès de neuf membres présumés de Resistenza Corsa, groupuscule clandestin corse qui a revendiqué une trentaine d'attentats, dont certains à caractère raciste, entre 2001 et 2003, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris.
Les neuf accusés, dont trois comparaissent libres, ont été salariés à un moment ou un autre, par la société Corsica gardiennage service (CGS), poursuivie en tant que personne morale et aujourd'hui en liquidation judiciaire, à l'époque contrôlée par le leader nationaliste Charles Pieri, condamné en février 2006 en appel à huit ans d'emprisonnement pour des malversations ayant servi à financer ses activités clandestines. Il est incarcéré depuis décembre 2003.
Resistenza Corsa, qui a rejoint le FLNC-Union des Combattants en août 2003, a fait son apparition en décembre 2002, revendiquant des attentats dont certains perpétrés à Bastia (Haute-Corse) contre des membres de la communauté maghrébine.
Le chef présumé de ce groupuscule, Dominique Casimiri, 27 ans, crâne rasé et vêtu d'un sweat-shirt noir à capuche, a revendiqué lors de l'instruction être le principal animateur de ce groupuscule et avoir participé à une trentaine d'attentats.
La cour d'assises est composée de magistrats lorsqu'elle juge des crimes à caractère terroriste. Le procès doit durer jusqu'à la fin du mois. AP
pas/sb
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