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La demande de suspension de peine de Marc Machin, condamné en 2004 à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du Pont-de-Neuilly, a été rejetée lundi par la justice, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Louis Balling.
La demande avait été déposée le 31 mars dernier.
La Commission de révision des condamnations pénales, qui dépend de la Cour de cassation, a estimé qu'une telle suspension serait "prématurée" en l'état actuel du dossier.
Me Balling a précisé qu'il déposerait une nouvelle demande dès mardi matin. "Le combat ne fait que commencer (...) Je ferai des demandes jusqu'à ce qu'il sorte", a-t-il déclaré à la presse.
L'avocat a toutefois noté que la commission laissait "un espoir" à Marc Machin. "La commission n'a pas fermé définitivement la porte (...) A tout moment il peut être remis en liberté".
Marc Machin a été condamné en 2004 par la cour d'assises d'appel à 18 années de réclusion criminelle, dont 12 ans de sûreté, pour le meurtre d'une femme, Marie-Agnès Bedot, commis le 1er décembre 2001 au Pont-de-Neuilly. Ce marginal avait été vu sur les lieux du crime quelques minutes avant le meurtre qu'il avait avoué. Il s'était ensuite rétracté et n'a depuis cessé de clamer son innocence.
Des éléments nouveaux sont apparus début mars, quand David Sagno, un SDF de 34 ans déjà condamné à sept reprises pour des faits d'agression sexuelle, s'est accusé des meurtres de Marie-Agnès Bedot et de Maria-Judith Araujo, le 22 mai 2002, également au pont de Neuilly, alors que Marc Machin était déjà incarcéré. Une nouvelle expertise ADN a permis d'identifier son empreinte génétique sur le corps de Marie-Agnès Bedot.
Pour Me Balling, parmi les éléments qui pourraient manquer au dossier figurent notamment une confrontation entre MM. Machin et Sagno, un transport sur les lieux et des éléments techniques.
Le père de Marc Machin, qui porte le même prénom que son fils, a confié qu'il pensait "vraiment qu'il allait être libéré dans les prochains jours". Selon lui, la décision de la commission n'est "pas cohérente du tout" parce qu'il "y a un innocent en prison". AP
ir/cov/mw
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