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Le bureau de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a entériné vendredi le nouvel accord de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, qui réduit de moitié l'indemnité de l'ancien président de l'organisation patronale.
Dans un communiqué, l'UIMM précise que ce nouvel accord a été approuvé "dans l'objectif de clarifier les aspects juridiques et de réajuster les indemnités prévues par le précédent accord".
Ce nouvel accord réduit de près de moitié l'indemnité de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, soit une indemnité de 780.000 euros brut avant cotisations sociales et impôt. Il "n'intègre aucune clause de confidentialité sur l'action de l'UIMM", ajoute l'organisation.
Dans un entretien diffusé sur lefigaro.fr, DGS affirme qu'il "n'y avait rien à acheter". "J'ai dit, dès les premiers jours de l'affaire, que je garderais le silence (...) Mon indemnité est sans rapport avec mon silence. Elle a pour seul objet de réparer le préjudice considérable que je subis dans cette affaire, alors que j'ai toujours agi, comme mes prédécesseurs depuis des décennies, dans le cadre de mes fonctions et des missions de l'UIMM".
Il rappelle qu'il a lui-même proposé au bureau de réviser à la baisse le montant de sa prime. Interrogé sur l'attitude qu'il adopterait si le même silence n'était pas respecté par les autres protagonistes du dossier, il répond simplement: "Que chacun prenne ses responsabilités comme j'ai pris les miennes".
Le juge Roger Le Loire, en charge de l'instruction sur les retraits d'espèces suspects des comptes de l'UIMM, a été autorisé par le parquet de Paris à enquêter sur l'indemnité de départ octroyée à M. Gautier-Sauvagnac. Ce réquisitoire supplétif pour "subornation de témoin" est destiné à permettre au magistrat de vérifier si ce contrat visait à acheter le silence de DGS.
Au moment de son départ de la présidence de l'UIMM en octobre dernier, M. Gautier-Sauvagnac avait touché une prime de départ de 1,5 million d'euros. Il a été mis en examen le 15 janvier pour "abus de confiance", "recel d'abus de confiance" et "travail dissimulé" dans le cadre de l'enquête sur les retraits d'espèces.
Le bureau de l'UIMM rappelle par ailleurs que l'organisation "continuera à apporter tout son concours aux autorités judiciaires dans le cadre de la procédure en cours".
L'enquête a établi que près de 20 millions d'euros ont été retirés en liquide des comptes de l'UIMM entre 2000 et 2007 lorsque DGS en était délégué général (1994 à 2006). La destination finale de quelque 17 millions d'euros reste, à l'heure actuelle, inconnue des enquêteurs. Entendu lors de l'enquête préliminaire, Denis Gautier-Sauvagnac avait expliqué que cet argent avait été utilisé à des fins de "fluidification sociale". Six personnes ont été mises en examen dans ce dossier. AP
ir/com/mw
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