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Le conseil des prud'hommes de Lyon a condamné vendredi l'équipementier automobile Bosch à Vénissieux (Rhône) à verser des sommes allant de 5.500 à 10.000 euros à sept salariés, six hommes et une femme, reconnaissant une discrimination raciale ou sexiste à leur égard, a-t-on appris auprès de leur avocat, Me Pierre Masanovic.
Vingt-cinq salariés, d'origine maghrébine, africaine, antillaise ou asiatique avaient porté plainte en mai 2007 parce qu'ils estimaient avoir eu des carrières moins intéressantes que leurs collègues blancs à cause de leur origine, ou de leur sexe pour les femmes. Ils réclamaient chacun 50.000 euros de dommages et intérêts, des rappels de salaires et un repositionnement de leurs qualifications.
"Ce jugement qui rejette 18 plaintes sur 25 établit donc qu'il n'y a aucune politique de discrimination à l'usine Bosch de Vénissieux. Nous sommes en train d'évaluer le jugement et nous allons réfléchir à l'opportunité d'interjeter appel", a précisé Franck Harald, directeur de la communication du groupe.
"C'est une formidable victoire pour les salariés qui ont subi cette discrimination et pour ceux qui viendront derrière", s'est pour sa part réjoui Mohamed Brahmi, délégué CGT à l'usine Bosch de Vénissieux. "Aujourd'hui, c'est une porte qui s'est ouverte et il semble qu'elle ne soit pas près de se refermer". AP
xbou/mw
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