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Une reconstitution du meurtre de deux gardes civils espagnols par trois membres présumés de l'ETA s'est déroulée jeudi à Capbreton (Landes), sous la conduite de la juge antiterroriste Laurence Le Vert. Les deux militants arrêtés en Lozère le 5 décembre dernier n'étaient pas présents à Capbreton.
La reconstitution, qui a débuté à 8h, doit se prolonger tard dans la soirée, a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Un périmètre est bouclé autour du parking de la cafeteria du centre Leclerc où s'était déroulé le drame le 1er décembre dernier. Soixante-dix gendarmes sont chargés d'assurer la surveillance du quartier, survolé par un hélicoptère.
Le 1er décembre au matin, les deux gardes civils espagnols en mission de renseignement en France avaient pris leur petit-déjeuner, par hasard, à une table voisine de celle de trois etarras présumés. A la sortie du restaurant, les deux policiers espagnols avaient été abattus dans leur voiture. Raul Centeno, 24 ans, avait été tué sur le coup et son collègue Fernando Trapero, 23 ans, était décédé le 5 décembre.
Dans leur fuite, les militants basques avaient pris en otage une jeune femme qui sortait de chez un coiffeur à Haut-Mauco (Landes) et l'avaient abandonnée sur une piste forestière à Saucats (Gironde). La reconstitution de cet enlèvement a eu lieu mardi, déjà en l'absence d'Asier Bengoa Lopez de Armentia, 31 ans, et Saioa Sanchez Iturregi, 26 ans, le couple interpellé quatre jours après le double meurtre. Le troisième membre du commando est toujours dans la clandestinité. AP
xsau/mw
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