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Michel Fourniret a nié jeudi devant les juges d'instruction de Charleville-Mézières (Ardennes) être impliqué dans la disparition de Marie-Angèle Domece en juillet 1988, a-t-on appris auprès de l'avocat de la famille de la jeune femme.
Le tueur en série et son épouse Monique Olivier ont été mis en examen le 11 mars dernier dans le cadre des enquêtes sur la disparition de Marie-Angèle Domece à Auxerre (Yonne) et sur le meurtre de la Britannique Joanna Parrish en mai 1990 à Monéteau (Yonne).
Devant les magistrats jeudi, "il a nié avoir une implication dans l'affaire", a rapporté Me Pierre Gonzalez de Gaspard à l'Associated Press. "J'ai trouvé un homme extrêmement volubile" qui a "accumulé les prétendues preuves de séjours ailleurs".
L'avocat a rappelé que Monique Olivier l'avait mis en cause à plusieurs reprises pour la disparition de la jeune femme. "Michel Fourniret a tenté aujourd'hui de noyer le poisson. Fort heureusement, nous sommes en présence d'une plainte qui tient pour l'instant".
Le tueur en série ardennais, qui sera entendu prochainement sur son rôle présumé dans le meurtre de Joanna Parrish, a été mis en examen pour "enlèvement, détention et séquestration" ainsi que pour "homicide volontaire aggravé suivi de viol", dans ces deux dossiers. Quant à sa femme, elle est poursuivie pour "complicité".
Marie-Angèle Domece, une jeune fille de 18 ans placée dans un foyer auxerrois, avait disparu le 8 juillet 1988 alors qu'elle se rendait à la gare SNCF. Quant à Joanna Parrish, une étudiante anglaise de 20 ans, elle avait été retrouvée morte dans l'Yonne à Monéteau, près d'Auxerre, le 16 mai 1990. La jeune femme avait été étranglée et violée quelques heures auparavant alors qu'elle se rendait à un rendez-vous à Auxerre pour donner des cours d'anglais.
En février 2005, Monique Olivier avait indiqué avoir participé à leur enlèvement avec son mari, ce qu'il a toujours nié. Lors d'un interrogatoire le 26 juin dernier, elle a démenti être impliquée dans ces deux affaires, affirmant avoir avoué sous la contrainte des policiers. Une confrontation devrait être organisée dans les prochaines semaines avec les enquêteurs.
Michel Fourniret a été condamné le 28 mai à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes entre 1987 et 2001. Monique Olivier a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 28 ans pour sa complicité dans cinq de ces sept meurtres. AP
ir/jp
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