Rechercher iBelgique
Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID :
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - jeudi 17 juillet 2008 à 15h11

Un journaliste d'"Auto Plus" mis en examen



Un journaliste de l'hebdomadaire "Auto Plus" a été mis en examen jeudi par un juge du tribunal de Versailles dans le cadre d'une affaire présumée d'espionnage industriel chez Renault, a-t-on appris de source judiciaire.

Bruno Thomas, spécialiste des enquêtes sur les nouveaux modèles, a été mis en examen pour "recel d'abus de confiance", "révélation du secret de fabrique", "contrefaçon par édition ou reproduction d'écrit de dessin ou toute autre production au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété de son auteur et recel", "contrefaçon par diffusion d'oeuvre de l'esprit au mépris des droits d'auteurs et recel" et "acquiescement aux sollicitations de corruption et complicité de ce chef", précise-t-on de même source.

Ces chefs de mise en examen "paraissent un peu irréalistes pour des journalistes", note le directeur des rédactions d'"Auto Plus", Laurent Chiapello, sur le site Internet de l'hebdomadaire. "La révélation de secret, c'est un peu la base du métier de journaliste. Il va donc falloir que l'on s'entende bien pour savoir ce qu'est aujourd'hui le journalisme en France", ajoute-t-il.

Bruno Thomas a été placé sous un contrôle judiciaire "léger", poursuit-il. "Il a le droit de tout faire, sauf de communiquer avec des gens de chez Renault et avec leurs fournisseurs".

Cette mise en examen fait suite à une perquisition menée mardi dans les locaux du magazine automobile. Le journaliste avait été placé en garde à vue le même jour par les enquêteurs de la Direction régionale de police judiciaire (DRPJ) de Versailles (Yvelines).

Saisis dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Versailles notamment pour "contrefaçon par atteinte au droit de protection d'une base de données", les policiers ont emmené des ordinateurs et des photos. La procédure a été ouverte après une plainte déposée contre X par Renault en juillet 2007 pour espionnage industriel. Le constructeur cherche à identifier quels salariés ont diffusé des photos confidentielles de certains de ses modèles.

Un employé de Renault, soupçonné d'être l'informateur du journaliste, a été mis en examen la semaine dernière.

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a estimé jeudi que la mise en examen du journaliste était "un prétexte utilisé par la justice pour l'obliger à dévoiler ses sources. Une fois encore, ce principe fondamental du journalisme est bafoué". AP

ir/mw




Rechercher #iBelgique#