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Michel de Virville, l'un des membres du bureau de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) qui a négocié les indemnités de départ de son président Denis Gautier-Sauvagnac, a été mis en examen mercredi pour "subornation" par le juge d'instruction qui enquête sur les retraits d'espèces des comptes de ce syndicat patronal, a indiqué son avocat, Me Olivier Metzner.
"A travers de M. De Virville, on cherche à viser l'UIMM", a déclaré à l'Associated Press Me Metzner. En juin dernier, le juge d'instruction Roger Le Loire s'est vu délivrer par le parquet de Paris un réquisitoire supplétif pour "subornation" étendant le champ des investigations sur l'indemnité de départ octroyée à M. Gautier-Sauvagnac, ce qui lui permet de vérifier si ce contrat visait à acheter le silence de "DGS".
Au moment de son départ de la présidence de l'UIMM, ce dernier devait toucher une prime de 1,5 million d'euros, somme ensuite divisée par deux, l'organisation patronale prenant également à sa charge les frais de justice de DGS. "La convention ne couvre pas le risque fiscal en cas de condamnation pénale", a précisé Me Metzner.
A la suite de Michel de Virville, l'UIMM était convoquée, en tant que personne morale, mercredi après-midi par le juge d'instruction et pourrait se voir signifier également sa mise en examen.
M. Gautier-Sauvagnac a été mis en examen le 15 janvier dernier dans le cadre de l'enquête sur les retraits d'espèces dont il n'a jamais révélé les bénéficiaires. Au total, une demi-douzaine de personnes ont été mises en examen dans cette affaire. AP
pas/mw
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