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actu & culture


PARIS - mercredi 15 octobre 2008 à 19h51

Mise en examen de l'UIMM et d'un membre du bureau pour subornation



L'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et l'un des membres du bureau du syndicat patronal, qui a négocié les indemnités de départ de son président Denis Gautier-Sauvagnac, ont été mis en examen mercredi pour "subornation".

L'UIMM a été mise en examen en tant que personne morale. "La subornation ne peut exister et n'a jamais été dans l'état d'esprit de l'UIMM qui appelle de ses voeux M. Gautier-Sauvagnac à parler", a indiqué Me Jean Reinhart, avocat de l'organisation patronale, assurant qu'aucune instruction n'a été donnée à l'ancien président de l'UIMM pour qu'il garde le silence.

Un peu plus tôt dans la journée, Michel de Virville, l'un des membres du bureau de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) qui a négocié les indemnités de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, a également été mis en examen pour "subornation" par le juge d'instruction qui enquête sur les retraits d'espèces des comptes de ce syndicat patronal.

"A travers de M. De Virville, on cherche à viser l'UIMM", a déclaré à l'Associated Press Me Metzner. En juin dernier, le juge d'instruction Roger Le Loire s'est vu délivrer par le parquet de Paris un réquisitoire supplétif pour "subornation" étendant le champ des investigations sur l'indemnité de départ octroyée à M. Gautier-Sauvagnac, ce qui lui permet de vérifier si ce contrat visait à acheter le silence de "DGS".

Au moment de son départ de la présidence de l'UIMM, ce dernier devait toucher une prime de 1,5 million d'euros, somme ensuite divisée par deux, l'organisation patronale prenant également à sa charge les frais de justice de DGS. "La convention ne couvre pas le risque fiscal en cas de condamnation pénale", a précisé Me Metzner.

A la suite de Michel de Virville, l'UIMM était convoquée, en tant que personne morale, mercredi après-midi par le juge d'instruction et pourrait se voir signifier également sa mise en examen.

M. Gautier-Sauvagnac a été mis en examen le 15 janvier dernier dans le cadre de l'enquête sur les retraits d'espèces dont il n'a jamais révélé les bénéficiaires. Au total, une demi-douzaine de personnes ont été mises en examen dans cette affaire. AP

pas/mw