Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
Mot de passe oublié ?

Inscrivez-vous GRATUITEMENT


actu & culture


PARIS - jeudi 16 octobre 2008 à 18h30

UIMM: mise en examen d'un ancien membre du bureau



Philippe Darmayan, un ancien membre du bureau de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) ayant négocié les indemnités de départ de son président Denis Gautier-Sauvagnac, a été mis en examen jeudi pour "subornation" par le juge d'instruction qui enquête sur les retraits d'espèces des comptes de ce syndicat patronal, a-t-on indiqué de sources judiciaires.

Cette mise en examen intervient après celles mercredi de l'UIMM, en tant que personne morale, et de Michel de Virville qui, avec Philippe Darmayan, a négocié la convention de départ de Denis Gautier-Sauvagnac, surnommé "DGS".

"A aucun moment il n'a eu le sentiment que cette transaction permettait de conforter la position de M. Gautier-Sauvagnac qu'il réprouve", a assuré à l'Associated Press son avocat, Me Benoît Chabert, soulignant que son client avait uniquement été missionné par l'UIMM pour organiser les conditions de départ de "DGS". M. Darmayan n'a pas été placé sous contrôle judiciaire.

Mercredi, l'UIMM, par la voix de l'un de ses avocats, Me Jean Reinhart, a appelé "de ses voeux M. Gautier-Sauvagnac à parler", assurant qu'aucune instruction ne lui avait été donnée pour garder le silence. Ce dernier a été entendu mardi par le juge d'instruction Roger Le Loire.

En juin dernier, le magistrat s'est vu délivrer par le parquet de Paris un réquisitoire supplétif pour "subornation" étendant le champ des investigations sur l'indemnité de départ octroyée à M. Gautier-Sauvagnac, ce qui lui permet de vérifier si ce contrat visait à acheter le silence de "DGS".

Au moment de son départ de la présidence de l'UIMM, ce dernier devait toucher une prime de 1,5 million d'euros, somme ensuite divisée par deux, l'organisation patronale prenant également à sa charge les frais de justice de "DGS".

Ce dernier a été mis en examen le 15 janvier dernier dans le cadre de l'enquête sur les retraits d'espèces dont il n'a jamais révélé les bénéficiaires, laissant entendre aux enquêteurs qu'il s'agissait de "fluidifier les relations sociales". Au total, une demi-douzaine de personnes ont été mises en examen dans cette affaire.

L'enquête a établi que près de 20 millions d'euros ont été retirés en liquide des comptes de l'UIMM entre 2000 et 2007 lorsque Denis Gautier-Sauvagnac en était délégué général (1994 à 2006). La destination de près de 17 millions reste, à l'heure actuelle, inconnue. AP

pas/mw