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La place de Chérif Bouchelaleg est "en prison" et "ce qui est posé dans cette affaire-là, ce n'est absolument pas la question de la double peine", a estimé mercredi Nicolas Sarkozy après qu'on s'est aperçu que l'homme ayant volé une voiture et forcé plusieurs barrages mardi en marge d'une visite de Dominique de Villepin en Haute-Savoie, a été au coeur du débat sur la double peine fin 2002-début 2003.
Mardi, Chérif Bouchelaleg a forcé plusieurs barrages mis en place pour la venue du Premier ministre en Haute-Savoie, après avoir volé une voiture à Genève. Cet Algérien, père de six enfants français, parti d'Algérie lorsqu'il était enfant, avait été menacé d'expulsion après plusieurs condamnations en France. Emu par cette affaire, Nicolas Sarkozy la lui avait évitée en réformant la double peine.
"M. Bouchelaleg est arrêté, doit être sanctionné et sanctionné avec beaucoup de sévérité", a estimé Nicolas Sarkozy au terme du Conseil des ministres. "Ce qui est posé dans cette affaire-là, ce n'est absolument pas la question de la double peine", a-t-il ajouté.
"La question est celle de la punition la plus sévère possible pour les multirécidivistes, c'est ça qui est en cause" et "quand quelqu'un fait à répétition des actes de délinquance, sa place est en prison sans aucune indulgence", a conclu le ministre de l'Intérieur. AP
sch/cov/cr
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