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Laurence Parisot a perdu lundi son procès en diffamation contre un ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Daniel Dewavrin, selon qui la présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) était au courant des retraits d'espèces de cette branche du mouvement patronal dès juin 2007 alors qu'elle disait ne l'avoir appris par la presse qu'en septembre 2007. Le tribunal correctionnel de Paris l'a déboutée de toutes ses demandes.
Les juges ont relaxé M. Dewavrin au bénéfice de la bonne foi. Il avait affirmé le 8 mars 2008 sur France Inter que Mme Parisot avait interrogé l'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, surnommé "DGS", en juin 2007 sur la continuité des retraits et des versements en liquide par ce syndicat. Des faits totalement contestés par Mme Parisot qui a attaqué en justice.
Le tribunal a cependant estimé que les auditeurs pouvaient aisément faire le tri entre les affirmations de M. Dewavrin et les analyses personnelles qu'il a livrées au cours de son intervention radiophonique.
Au début de l'affaire UIMM, les relations entre le patronne du MEDEF et les caciques de l'UIMM sont au beau fixe mais virent au drame lorsque début mars 2008 Laurence Parisot leur demande de restituer leurs mandats auprès de différentes institutions comme l'Unedic après la divulgation des indemnités de départ de "DGS": 1,5 million d'euros. Après accord avec le principal intéressé, elles diminueront de moitié.
A l'audience, les barons de l'UIMM, venus témoigner en faveur de M. Dewavrin, et Laurence Parisot ont soutenu que tout ceci n'était qu'un règlement de comptes, les uns accusant la seconde, et vice-versa, de déstabilisation. Les premiers avaient assuré qu'ils souhaitaient mettre fin à ce système de versements. "Mon erreur est de ne pas être allé assez vite dans la liquidation de ce système", avait souligné "DGS", se refusant de dévoiler le nom des bénéficiaires "dans l'intérêt général du pays".
Femme blessée, Laurence Parisot a martelé qu'elle n'a jamais eu de conversations avec DGS autour des "pratiques" de l'UIMM et assuré qu'elle a demandé la restitution des mandats de l'UIMM car certains de ses membres avaient "reconnu avoir enfreint la loi". AP
der/mw
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