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actu & culture


PARIS - jeudi 01 octobre 2009 à 16h35

UIMM: perquisitions dans plusieurs syndicats étudiants à Paris



Des perquisitions ont été menées jeudi au siège de plusieurs syndicats étudiants à Paris dans le cadre de l'enquête sur des transferts de fonds douteux effectués par l'Union des industries des métiers et de la métallurgie (UIMM), a-t-on appris de sources concordantes.

Les enquêteurs de la Brigade financière ont ciblé les sièges de l'UNEF, de l'UNI, de la FAGE et de Promotion et défense des étudiants (PDE) qui sont soupçonnés d'avoir reçu des financements de la part de l'organisation patronale.

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF, premier syndicat étudiant) s'est dite "surprise par cette perquisition", a déclaré à l'Associated Press son président, Jean-Baptiste Prévost, qui se dit "très serein". "L'UNEF n'a jamais touché de versement de la part de l'UIMM", a-t-il ajouté, assurant que l'organisation étudiante était "à la disposition de la justice pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire".

"Je m'étonne que certains au patronat puisse prétendre avoir financé une organisation étudiante qui l'a mis en échec à plusieurs reprises, lors de la bataille du CPE en 2006 et plus récemment sur les stages", a-t-il ajouté.

La présidente de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) Claire Guichet, affichait la même sérénité. "Ça se passe bien, les gens sont sympathique et on n'a rien à cacher", a-t-elle déclaré à la mi-journée à l'AP, alors que la perquisition était en cours dans les locaux de l'organisation. "On n'a rien à se reprocher. Nous avons toujours été réglos au niveau de notre comptabilité", a également assuré Guillaume Joyeux, président de PDE.

"On ne s'y attendait pas, mais si certaines organisations sont mises en cause dans l'affaire, il est important de montrer que ce n'est pas notre cas et qu'on est très sérieux sur notre financement. Nous sommes parfaitement sereins".

Dans un communiqué, l'Union nationale inter-universitaire (UNI, syndicat étudiant classé à droite), a dit avoir "affirmé aux enquêteurs n'avoir jamais touché de l'argent de l'UIMM et a pu le leur prouver puisque contrairement aux syndicats de salariés, les comptes de l'UNI sont certifiés chaque année par un commissaire au comptes". AP

xveg0/god/mw