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La condamnation à de la prison avec sursis de trois policiers pour des violences commises lors des émeutes de 2005 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est "extrêmement sévère dans le climat et le contexte de l'époque", a estimé mardi Nicolas Comte, secrétaire général du Syndicat général de la police (SGP) Unité Police.
Deux fonctionnaires ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Bobigny à un an de prison avec sursis, avec inscription au casier judiciaire, et interdiction d'exercer leur fonction pendant un an. Le troisième a écopé de six mois de prison avec sursis, avec inscription au casier judiciaire.
"Les nombreuses nuits d'émeutes auxquelles les policiers avaient dû faire face auraient dû être considérées comme des circonstances atténuantes", a regretté le dirigeant syndical. "En plus, cette interdiction d'exercer n'a pas grand sens, ce n'est pas à la justice à se substituer à l'autorité administrative".
Diffusées sur France 2 le 10 novembre 2005, des images avaient montré un jeune homme sortant de garde à vue, qui avait été frappé à terre par deux policiers, à coups de poing et de pied, à la tête et sur le corps, devant six autres policiers.
Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait alors suspendu les huit fonctionnaires présents. Finalement, le juge d'instruction avait renvoyé trois gardiens de la paix d'une trentaine d'années devant la justice, deux pour "violences aggravées" et "faux en écriture", dans la rédaction du procès-verbal, et le troisième pour "faux en écriture". AP
xveg/jba/ir
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