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Au cours de la période 1977-2002, les interruptions d'emploi sont devenues plus fréquentes chez les jeunes salariés, et le temps passé sans emploi salarié a lui aussi augmenté, mais dans des proportions moindres, selon une étude de l'INSEE.
Ainsi, sur cette période, les salariés de moins de 25 ans ont changé d'entreprise "en moyenne une fois sur deux au cours d'une année, contre une fois sur dix au-dessus de 54 ans", selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.
L'emploi d'un jeune s'interrompt deux fois sur trois à l'occasion d'un changement d'entreprise, quatre fois sur dix au-dessus de 54 ans. De ce fait, précise l'INSEE, "les jeunes se retrouvent sans emploi beaucoup plus souvent que leurs aînés".
En tendance, l'emploi des jeunes s'interrompt de plus en plus: pour les moins de 25, il s'interrompait en moyenne une fois sur quatre au cours d'une année à la fin des années 1970, contre deux fois sur cinq au début des années 2000.
Mais les changements d'entreprises "ne sont pas systématiquement un signe de mobilité subie", selon cette étude. Leur rythme s'accroît en effet quand la conjecture économique s'améliore, car les offres d'emplois deviennent plus nombreuses, et les salariés peuvent démissionner alors plus facilement pour améliorer leur situation.
Concernant le temps passé sans emploi au cours d'une année, il était en moyenne de dix semaines pour un jeune de mois de 25 ans en 1977, avant de grimper jusqu'à 14 semaines en 1994, en raison d'une mauvaise conjecture, et de redescendre aux alentours de 11 semaines en 2001. Sur la période 1977-2002, la part d'une année sans emploi atteint en moyenne 11 semaines pour les salariés en-dessous de 25 ans, contre deux au-dessus de 54 ans.
Les différences d'âge se doublent également de différences selon les sexes, toutefois moins marquées. Ainsi, la durée moyenne des interruptions d'emploi des femmes a dépassé celle des hommes entre 1977 et 2002, sauf pour les plus âgées. Un phénomène qui s'explique en partie par les maternités et la garde des enfants. AP
jp/com
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