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Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher signera jeudi avec les représentants de quinze branches professionnelles un protocole de mise en place de "parcours d'initiation" pour les élèves de 14 ans, dans le cadre de la mise en oeuvre de l'"apprentissage junior" décidé par le gouvernement.
Ces parcours d'initiation seront opérationnels dès la rentrée scolaire 2006, en septembre prochain.
Par cette signature, "quinze branches professionnelles représentant plus de un million de salariés s'engagent à accueillir des élèves de 14 ans ayant choisi le parcours d'initiation aux métiers proposé dans le cadre de l'apprentissage junior", explique le ministère dans un communiqué diffusé mercredi.
"Dès la rentrée scolaire 2006, ces branches feront découvrir la centaine de métiers de leurs secteurs respectifs avec l'aide des tuteurs désignés par les entreprises d'accueil. Ces stages permettront aux élèves de 14 ans de construire par étapes leur projet pédagogique personnalisé, en lycée professionnel ou en CFA (centres de formation d'apprentis), avec l'appui de leurs enseignants", précise le communiqué.
Le bâtiment, la métallurgie, le commerce, l'hôtellerie et la restauration, le transport routier, ou encore l'agriculture sont notamment concernés.
Dans ce cadre, "neuf organisations interprofessionnelles (...) s'engagent également à promouvoir l'apprentissage junior auprès de leurs adhérents".
Mis en oeuvre dans le cadre de la loi pour l'égalité des chances, la création de "l'apprentissage junior" avait été annoncée en décembre dernier par le Premier ministre Dominique de Villepin.
Il reposera sur le volontariat et les jeunes pourront réintégrer leur collège à tout moment. L'accord des parents sera indispensable et le jeune sera suivi par un tuteur et une équipe pédagogique.
Ce dispositif pourrait concerner 20.000 à 30.000 jeunes dès septembre prochain selon le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien.
Cette mesure est dénoncée par la majorité des organisations syndicales -en premier lieu celles des enseignants- et les syndicats de lycéens et d'étudiants, qui y voient une remise en cause de la scolarité jusqu'à 16 ans.
L'"apprentissage junior" faisait partie des mesures dénoncées par la plupart des syndicats lors du mouvement contre le contrat première embauche (CPE) retiré début avril dernier après dix semaines de manifestations dans tout le pays. AP
god/sb
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