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Les secrétaires généraux de la CGT, de la CFDT et de l'UNSA demandent au président Jacques Chirac d'intervenir pour faire cesser les poursuites et les procédures d'expulsions à l'encontre des enfants sans-papiers scolarisés et de leurs familles.
Par ailleurs FO, dans un communiqué diffusé jeudi en début de soirée, enjoint au "gouvernement de renoncer à l'expulsion des familles de travailleurs immigrés sans-papiers dont les enfants sont scolarisés, politique qui contribue à une stigmatisation plus générale des travailleurs immigrés".
"Ces dernières semaines, un large mouvement de soutien aux jeunes étrangers scolarisés s'est développé dans la société française, qui transcende les clivages politiques et sociaux", rappellent Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT) et Alain Olive (UNSA) dans une lettre commune adressée jeudi à Jacques Chirac.
"Nos organisations syndicales, notamment dans l'éducation nationale, nos militants et nos adhérents dans les écoles de leurs enfants, ont participé à de nombreuses actions de parents d'élèves, d'enseignants et de jeunes pour refuser ces expulsions", poursuivent les trois responsables syndicaux.
"La circulaire du 13 juin 2006 du ministère de l'Intérieur prévoit la reprise des expulsions pour les familles qui ont pu bénéficier d'un sursis jusqu'à la fin de l'année scolaire. Elle autoriserait la régularisation d'une partie des familles concernées", soulignent-ils.
"A compter du 1er juillet", poursuivent les trois secrétaires généraux, "ces enfants et leurs parents redeviennent expulsables. Ils risquent, alors, de voir s'accentuer leur situation de précarité de logement, d'accès aux soins et à partir de la rentrée prochaine ils seraient privés de l'accès à l'éducation en France, alors même que souvent, ils ne connaissent pas la langue de leur pays d'origine et seraient donc étrangers aussi là-bas".
"La situation de ces familles nous concerne tous, pour des exigences humanitaires certes, mais aussi pour l'intégration future de ces jeunes étrangers dans la communauté nationale. Car les institutions de la République et en premier lieu, l'école, leur ont tenu, de fait, une promesse d'intégration", estiment-ils.
A l'approche du 14 juillet, MM. Thibault, Chérèque et Olive "demandent solennellement" à Jacques Chirac "de faire en sorte que les autorités de la République renoncent à poursuivre les parents sans-papiers des enfants scolarisés, et qu'elles s'engagent à tout mettre en oeuvre pour accélérer la régularisation de toutes ces familles, en élargissant les critères de l'admission au séjour 'dans l'intérêt des enfants', énoncés dans la circulaire du 13 juin 2006".
Cette demande intervient à quelques jours d'une nouvelle journée de mobilisation prévue samedi pour défendre les enfants sans-papiers scolarisés et leurs familles. AP
god/mw/ll
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