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La Commission du débat national université-emploi propose sept mesures "d'urgence" pour faciliter l'insertion professionnelle, parmi lesquelles, dès la prochaine rentrée, un accompagnement individualisé des jeunes sortis de la faculté sans diplôme ces trois dernières années.
L'obligation pour les universités d'informer les étudiants dès leur inscription du taux de réussite dans chaque filière figure également dans ce document comme une mesure applicable à l'été 2007.
Le rapport d'étape de la Commission, mise en place par le Premier ministre Dominique de Villepin le 25 avril pour travailler sur l'accès à l'emploi des étudiants suite au mouvement contre le contrat première embauche (CPE), a été remis jeudi au ministre de l'Education nationale Gilles de Robien.
Certaines pistes du rapport avait été dévoilées par le Premier ministre dès le 1er juin dernier.
Le recteur de l'académie de Limoges Patrick Hetzel, président de la Commission, a précisé lors d'un point de presse à Paris, que la mise en oeuvre de ces mesures ne "relevait pas de sa compétence", mais de celle du gouvernement. Le rapport final doit être remis en octobre prochain.
Parmi les sept "mesures d'urgence", la commission préconise que "tous les jeunes sortis sans diplôme des universités durant les trois dernières années, confrontés à des difficultés d'insertion professionnelle", puissent "bénéficier au niveau local", entre septembre et décembre prochain, "dans le cadre de leur université, d'un entretien et d'une mise en contact avec des employeurs potentiels, voire d'une réorientation".
La Commission propose la mise à contribution du "savoir faire de l'université, des missions locales, du service public de l'emploi" ou encore "des organisations professionnelles telle que l'Union professionnelle artisanale (UPA), les MEDEF territoriaux" et les "branches professionnelles".
Autre mesure, la Commission propose de mettre à disposition dès février 2007, soit quelques mois après la rentrée universitaire 2006-2007, 5.000 places en filière BTS "afin de limiter les situations d'échec et permettre les réorientations".
"Les établissements concernés accueilleront, sur la base d'une sélection pertinente, des étudiants inscrits dans des licences générales (en 1ère ou 2e année) qui se considèrent mal orientés et souhaitent se réorienter afin de ne pas perdre une année", précise le rapport.
Des "parcours spécifiques de soutien" pourraient également être mis en place à la rentrée 2007 pour les bacheliers de l'enseignement professionnel. "Cela ne veut pas dire qu'on va procéder à une sélection à l'entrée, mais mettre en place des formes pédagogiques qui permettent d'aller vers le succès", affirme Patrick Hetzel.
Le rapport propose aussi que les universités aient "l'obligation légale", dès la prochaine campagne d'inscription en juillet 2007, "d'informer les étudiants des taux de succès dans la formation qu'ils choisissent" sur les trois années précédentes.
Pour aider les étudiants dans leur parcours universitaire, la Commission préconise aussi la mise en place dans chaque faculté d'une "direction des stages, des emplois et des carrières".
Elle serait chargée "d'accompagner et de conseiller les étudiants dans leur démarche d'insertion professionnelle progressive".
Enfin, dans chaque académie, une "commission de l'enseignement professionnel post-baccalauréat" chapeauterait l'ensemble du dispositif, avec pour objectif "d'harmoniser la carte des formations" après le bac, de "réguler l'admission des bacheliers dans les différentes formations" et "de coordonner les dispositifs d'information et d'orientation". AP
god/mw
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