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Ségolène Royal s'est engagée dimanche, si elle était élue présidente de la République, à ce que la France soit "à la pointe de la vigilance sur le non-respect des droits humains" en Chine. Elle a également promis d'être "intraitable" sur cette question à l'égard de la Russie.
"La Chine est autre chose qu'un géant économique. Ce sera bientôt un géant politique. Je voudrais que la France fût l'une des premières à percevoir cette montée en puissance de la Chine, et en tire toutes les conséquences. Mais je voudrais aussi qu'elle soit à la pointe de la vigilance sur le non-respect des droits humains, ou des droits de l'Homme comme on le voudra, en Chine", a-t-elle souligné lors de la présentation de son programme à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
"La démocratie est un bien commun. La démocratie, ce ne sont pas des valeurs réservées aux uns et interdites aux autres. Voilà ce que j'aurais à coeur, si je suis élue, de rappeler à mes partenaires chinois comme je l'ai déjà fait", a-t-elle expliqué. "La France que j'aime et à laquelle je crois doit se montrer intraitable dans les valeurs liées à sa tradition d'humanisme et de Lumières".
S'agissant de la Russie, qui "appartient de plein droit", selon elle, à "l'espace de la civilisation européenne", il faut lui signifier qu'"un certain nombre de valeurs s'imposent à elle", a poursuivi la candidate socialiste. "Je serai (...) une présidente intraitable lorsqu'il s'agira de dénoncer les abus de droit, les entorses aux droits de l'Homme, voire les crimes de guerre en Tchétchénie ou l'assassinat, en plein Moscou, de cette femme d'exception, honneur de sa profession, que fut la journaliste Anna Politkovskaïa", a promis Ségolène Royal. AP
ir/sb
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