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Trois infirmières de l'hôpital Henri-Duffaut, à Avignon (Vaucluse), ont été présentées mercredi au parquet d'Avignon, a-t-on appris de source judiciaire. Elles sont soupçonnées d'avoir drogué leurs chefs de service pour tenter de les pousser à la faute et de prendre leur place. Une aide-soignante est également mise en cause dans le cadre de ce dossier.
Les trois infirmières font l'objet de poursuites pour "administration de substances nuisibles avec préméditation, par plusieurs personnes et au préjudice de professionnels de santé", mais aussi pour "harcèlement moral, dégradation de bien d'autrui et appels téléphoniques malveillants", a expliqué le procureur de la République d'Avignon Raymond Morey.
Elles ont été présentées mercredi à un juge des libertés et de la détention et remises en liberté, mais placées sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer leur métier jusqu'à leur comparution devant le tribunal. Elles seront jugées le 30 avril prochain devant le tribunal correctionnel d'Avignon. Elles encourent des peines de sept ans de prison.
La quatrième, une aide-soignante du même hôpital, est poursuivie pour "harcèlement moral, dégradation de bien d'autrui et appels téléphoniques malveillants". Elle fait l'objet d'un contrôle judiciaire plus allégé, qui ne lui interdit pas de pratiquer sa profession.
L'enquête menée par le Service régional de police judiciaire (SRPJ) d'Avignon a permis de mettre au jour les manoeuvres de ces quatre professionnelles de santé, qui complotaient contre deux de leurs chefs de service, des femmes, au sein du service chirurgie de l'hôpital Henri-Duffaut.
Les mises en cause auraient notamment versé des tranquillisants dans les boissons de leurs supérieures hiérarchiques. Elles espéraient ainsi les pousser à la faute, dans le but de prendre leur place.
Les faits remontent à 2002. L'une des victimes et surveillante en chef a fini par demander sa mutation en 2004. La seconde a écrit à l'Agence régionale d'hospitalisation en 2006, qui a prévenu le parquet d'Avignon. Une enquête avait dès lors été ouverte en janvier dernier. Les quatre mises en cause, interpellées mardi matin, nient les faits. AP
nis/cre/cr
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