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actu & culture


SAINT-PETERSBOURG - samedi 15 juillet 2006 à 20h16

Proche-Orient: Paris appelle à la mobilisation et à l'unité


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Jacques Chirac est arrivé en Russie samedi pour un G-8 dominé par l'explosion de violence au Proche-Orient. Le président français en fin de mandat, dont le sommet de Saint-Pétersbourg est probablement le dernier du genre, appelle à la mobilisation et à l'unité pour pousser au dialogue.

Le sujet devrait accaparer une bonne partie des entretiens prévus pour dimanche entre le chef de l'Etat et son homologue américain George W. Bush puis son hôte russe Vladimir Poutine, qui se sont de leur côté déjà rencontrés avant l'ouverture officielle de la réunion samedi soir et le début des travaux le lendemain.

Outre le Proche-Orient, le nucléaire iranien et nord-coréen ainsi que la sécurité énergétique et le changement climatique seront évoqués lors de ce G-8. Mais si les sept pays les plus industrialisés de la planète (France, Canada, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, Etats-Unis et Japon) et la Russie s'accordent globalement sur la fin, ils divergent souvent sur les moyens et les déclarations consensuelles restent vagues.

Le président Chirac rappelle régulièrement que le G-8 est une enceinte informelle donnant des impulsions et que d'autres instances, notamment les Nations unies, sont chargées de dire le droit, mais il souligne aussi que le club des pays les plus riches de la planète (même si sa composition ne reflète plus entièrement la réalité économique actuelle) possède un poids non négligeable.

Ainsi, dans le dossier du Proche-Orient, il "attend de ce G-8 la mobilisation de tous autour de cet objectif de désescalade" de la violence, a déclaré samedi son porte-parole. "Il faut une démarche d'unité (...) pour que ceux qui pourraient être tentés par des politiques de déstabilisation comprennent qu'ils ne peuvent pas enfoncer un coin entre les uns et les autres".

Dans l'espoir d'un apaisement, Paris escompte "de la part de tous une action en direction des protagonistes" et, a insisté M. Bonnafont, "chacun a son rôle". "Il va de soi que lorsque les émissaire du secrétaire général de l'ONU se rendent dans des pays arabes, c'est pour obtenir leur appui, de façon que du côté arabe on fasse passer des messages, en particulier au Hamas et au Hezbollah", a-t-il dit.

Et d'ajouter, interrogé sur un éventuel désarmement par la force du Hezbollah libanais, que "la pleine application de la résolution 1559 (sur la souveraineté du Liban, ndlr) reste notre objectif mais que ce n'est pas par la violence qu'on résout" les conflits.

Jacques Chirac tentera aussi jusqu'à lundi de se poser en rassembleur sur les autres thèmes du sommet. Sur le changement climatique, il entend par exemple obtenir "un accord ambitieux (...) qui engage tout le G-8, y compris les Etats-Unis ainsi que les pays émergents" pour après 2012, échéance du protocole de Kyoto contre les émissions de gaz à effet de serre.

Le président français reviendra par ailleurs sur les financements innovants pour le développement et proposera une assurance-maladie pour les pays pauvres. "Il n'y a pas seulement l'exigence humanitaire et morale, il y a aussi le besoin d'appuyer une stratégie de développement économique et social", a souligné Jérôme Bonnafont.

En 2004, le G-8 s'était fixé comme objectif l'accès universel aux traitements contre le SIDA d'ici 2010. Le précédent G-8 à Gleneagles, en Ecosse, avait promis un doublement de l'aide d'ici 2010, dont la moitié pour l'Afrique. L'une des mesures les plus concrètes a été l'annulation de la dette de nombreux pays africains. Le G-8 affirme qu'à terme 55 milliards de dollars dus pourraient ainsi être rayés. AP

st/cov/sb




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