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Un médecin indien qui serait lié aux attentats manqués de Londres et de Glasgow va être arrêté pour infraction aux lois australiennes sur l'immigration, ont annoncé lundi les autorités, revenant ainsi sur la décision d'une juge australienne, qui avait accordé à Mohamed Haneef une remise en liberté sous caution.
Le ministre de l'Immigration australien, Kevin Andrews, a déclaré que le permis de travail de Haneef a été annulé, et qu'il serait placé en détention provisoire pendant le traitement de son dossier.
"J'ai des soupçons raisonnables qu'il a, ou a eu, une association avec des personnes impliquées dans des activités criminelles, notamment le terrorisme, en Grande-Bretagne", a déclaré le ministre lors d'un point de presse à Canberra. "C'est la base sur laquelle j'ai pris cette décision".
Cette annonce a suscité la colère des organisations des droits de l'Homme et des partisans de Haneef, qui affirment que le gouvernement australien passe outre la justice et souhaite maintenir le médecin indien de 27 ans en détention à n'importe quel prix.
Plus tôt lundi, la juge Jacqui Payne avait accordé la remise en liberté de Haneef contre une caution de 10.000 dollars australiens (6.300 euros). Il avait été formellement accusé d'avoir aidé une organisation terroriste, mais la juge a souligné qu'il n'existait aucune preuve évidente que Haneef était impliqué dans les attentats déjoués de Londres et l'attaque contre l'aéroport de Glasgow le mois dernier.
Le ministre de l'Immigration a cependant déclaré que dès que sa remise en liberté serait effective, les autorités australiennes responsables de l'immigration le placeraient à nouveau sous détention.
L'avocat de Haneef, Peter Russo, a annoncé qu'il ferait appel de cette décision.
"Nous allons commencer la prochaine bataille. Si c'est la façon dont il veulent procéder, alors allons-y", a-t-il déclaré à la presse à l'extérieur de la prison de Brisbane où son client est détenu depuis deux semaines.
Haneef a été arrêté le 2 juillet dernier à l'aéroport de Brisbane sur la base d'informations fournies par les autorités britanniques. Il s'apprêtait alors à embarquer dans un avion pour l'Inde, muni d'un billet aller uniquement.
Arrivé en Australie l'année dernière en provenance de Grande-Bretagne, Haneef aurait donné la carte SIM de son téléphone portable à deux des suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête sur le complot terroriste en Grande-Bretagne. Il a été formellement accusé samedi et a déposé lundi une demande de mise en liberté sous caution.
La police décrit le soutien de Mohamed Haneef au complot comme "imprudent" plutôt que délibéré, et son avocat affirme que le dossier est peu solide. AP
ca/v41/mgh/v201
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