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Six pays africains (Egypte, Ethiopie, Nigeria, Rwanda, Malawi, Senégal) se sont engagés à fournir un total de 16 bataillons soit quelque 12.800 hommes à la force hybride ONU-UA au Darfour, a annoncé lundi un haut responsable de l'Union africaine, Mahmoud Kane.
La Tanzanie, le Cameroun et l'Ouganda ont également promis des troupes sans fournir pour le moment d'engagement chiffré, a-t-il ajouté.
Le président de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré a estimé dimanche que les contributions des pays d'Afrique à la force hybride ONU-UA au Darfour étaient suffisantes pour ne pas faire appel à des troupes non-africaines.
"Je peux confirmer aujourd'hui que nous avons reçu des engagements suffisants des pays africains pour ne pas avoir recours à des forces non-africaines", a-t-il dit après une brève rencontre avec le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum.
Le gouvernement soudanais est vivement opposé à ce que des non-Africains puissent jouer un rôle important dans la force hybride Nations unies-Union africaine dans la province soudanaise du Darfour. La création de cette force conjointe, l'UNAMID, qui devrait à terme compter jusqu'à 26.000 hommes -20.000 soldats de maintien de la paix et 6.000 policiers- a été autorisée le 31 juillet par le Conseil de sécurité des Nations unies.
La crise actuelle au Darfour (ouest du Soudan), a commencé en février 2003, lorsque le conflit larvé entre les populations noires sédentaires et les nomades arabes a éclaté, avec l'apparition d'une rébellion armée contre le gouvernement de Khartoum. Le conflit a fait depuis quelque 200.000 morts et chassé de chez eux quelque 2,5 millions d'habitants. AP
ll/v0471
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