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L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a appelé mardi la Libye à abandonner les poursuites contre 12 membres de l'opposition qui pourraient encourir la peine de mort pour avoir organisé une manifestation pacifique contre le régime de Moammar Kadhafi.
Selon Human Rights Watch, le procès de ces 12 hommes, dont l'un possède également la nationalité danoise, et la disparition de deux autres après leur arrestation dans la même affaire met en lumière l'étendue des abus perpétrés par la Libye en matière de droits de l'Homme.
D'après HRW, ces 14 membres de l'opposition ont été arrêtés en février après avoir annoncé leur intention d'organiser une manifestation pacifique à Tripoli pour dénoncer l'usage excessif de la force par le régime de Kadhafi, un an après les violents affrontements entre manifestants et policiers qui avaient fait au moins 11 morts à Benghazi, la deuxième ville du pays. Ces affrontements avaient eu lieu le 17 février 2006, quand des manifestants s'en étaient pris au consulat italien de Benghazi dans le cadre des violentes manifestations provoquées par la parution de caricatures du prophète Mahomet dans un journal danois.
Ces opposants sont désormais poursuivis pour tentative de renversement du gouvernement, possession d'armes et rencontre avec responsable d'un gouvernement étranger, d'après un communiqué d'HRW envoyé à l'Associated Press. Selon HRW, deux des 14 interpellés n'ont pas été vus depuis leur arrestation et les autorités libyennes n'ont donné aucune information sur leur sort. Dans le cadre du système pénal libyen, les 12 hommes aujourd'hui poursuivis pourraient encourir la peine de mort, selon HRW.
L'organisation basée aux Etats-Unis met en garde la communauté internationale, lui demandant de ne pas réintégrer la Libye dans le cercle des nations tant que les droits de l'Homme y seront bafoués.
"Malgré toutes ses promesses d'améliorer son comportement et ses liens avec le monde, la Libye emprisonne toujours ceux qui expriment des opinions politiques différentes", a dénoncé Sarah Leah Whitson, directrice de la branche Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch.
L'appel fait suite à la libération le mois dernier de six infirmières bulgares et un médecin d'origine palestinienne incarcérés depuis plus de huit ans en Libye, où ils étaient accusés d'avoir contaminés des enfants avec le virus du sida dans un hôpital du pays. AP
sb/v473
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