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Jacques Chirac a réclamé mercredi la mise en place en "urgence" de "corridors humanitaires, à la fois à l'intérieur du Liban pour permettre le déplacement des populations", mais aussi "entre le Liban et Chypre", tout en annonçant l'envoi d'aide humanitaire.
Autre "urgence" selon lui: "Il faut une trêve humanitaire", a-t-il affirmé à l'issue d'une réunion de crise à l'Elysée. "On ne peut pas laisser la situation se développer comme elle se développe actuellement".
Pour répondre à "l'appel à l'aide" du Liban, le président français a également annoncé que la France affrétait "dès aujourd'hui un avion gros porteur". Celui-ci partira "dans les heures qui viennent" avec à son bord "ce que le gouvernement libanais nous a demandé", a précisé M. Chirac: des dispositifs pour rendre l'eau potable, des groupes électrogènes et des médicaments "en grand nombre".
Le matériel sera acheminé jeudi à bord de deux vols Air France partant de Roissy à 6h45 et 20h pour Larnaca (Chypre), puis sera transportée par bateau jusqu'à Beyrouth, précise un communiqué du ministère des Affaires étrangères. La France a aussi envoyé des "moyens de transport militaire" pour faciliter les liaisons entre Larnaca et le Liban, a dit le président. Ces moyens "sont en train d'arriver sur zone".
Jacques Chirac a évoqué une "situation dramatique qui nous préoccupe énormément". Il a cité "l'insécurité totale qui règne sur le Liban, les destructions à la fois des infrastructures indispensables à la vie, mais aussi aujourd'hui y compris des usines fabriquant de l'alimentation ou du lait pour les enfants". Cela "justifie un certain appel à l'aide de la part du gouvernement libanais", "auquel la France a bien l'intention de répondre".
Au-delà, Jacques Chirac a appelé les différentes parties à "faire les gestes indispensables au retour à la paix": "Libération des soldats israéliens retenus prisonniers actuellement, soit par le Hamas soit par le Hezbollah", "arrêt de lancements de roquettes" sur Israël, "arrêt des bombardements qui détruisent des équipements indispensables à la vie du Liban et qui font hélas des victimes, morts et blessés".
Il faut par ailleurs "appliquer réellement la résolution de l'ONU 1559", a-t-il souhaité. "Tous les Libanais doivent comprendre (...) qu'il ne peut pas y avoir de Liban stable politiquement (...), de Liban démocratique si une partie de son territoire est occupée par des milices qui n'obéissent pas au gouvernement central libanais".
Cette réunion de crise au palais de l'Elysée rassemblait autour du chef de l'Etat le Premier ministre Dominique de Villepin, ainsi que les ministres Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (Défense), Thierry Breton (Economie), Xavier Bertrand (Santé) et Catherine Colonna (Affaires européennes). AP
co/cov/Bg
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