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actu & culture


NATIONS UNIES - mardi 21 aout 2007 à 07h07

Somalie: le Conseil de sécurité demande à Ban Ki-moon d'autoriser le déploiement pour six mois de casques bleus



Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé lundi à son secrétaire général, le Sud-Coréen Ban Ki-moon, d'entamer la procédure autorisant un possible déploiement pour six mois de casques bleus en Somalie en remplacement de la force de l'Union africaine chargée depuis février dernier de stabiliser et sécuriser le pays.

Cette initiative entre dans le cadre d'une résolution adoptée à l'unanimité par le Conseil qui proroge de six mois le mandat confié à la force de l'UA et appelle les Etats africains à contribuer à cette force.

En février dernier, le Conseil de sécurité avait appelé les 53 pays africains à contribuer à cette force composée de 8.000 hommes. La résolution exhortait les autres Etats membres de l'ONU à fournir un soutien financier et logistique à cette mission.

Le texte autorisait la force de l'UA a protéger les institutions du gouvernement provisoire, a participer à la mise en place et à l'entraînement de forces de sécurité, et à promouvoir les efforts de dialogue et de réconciliation entre les différentes parties.

Les premières troupes, un contingent avancé du Burundi, s'étaient déployées le 23 février dernier. Ce déploiement avait été suivi par celui du contingent de 850 hommes envoyés par le Nigeria à la mi-avril.

La Somalie n'a connu aucun gouvernement stable depuis le renversement en 1991 du dictateur Mohamed Siad Barré par des seigneurs de guerre qui se sont ensuite affrontés, plongeant ce pays de la Corne de l'Afrique de sept millions d'habitants dans le chaos et la pauvreté.

Les troupes gouvernementales, soutenues par l'Ethiopie, ont repoussé en décembre les combattants des Tribunaux islamiques, qui contrôlaient la majeure partie du territoire. Ce retrait des rebelles avait permis le retour dans la capitale Mogadiscio du gouvernement transitoire soutenu par l'ONU, une première depuis son entrée en fonctions en 2004. Mais la recrudescence des violences depuis menacent de replonger le pays dans l'anarchie. AP

ma/v