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actu & culture


ISLAMABAD - samedi 08 septembre 2007 à 12h22

Le gouvernement pakistanais s'oppose au retour de Nawaz Sharif



Le gouvernement pakistanais a exhorté samedi l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, en exil après avoir été renversé par le président Pervez Musharraf en 1999, à ne pas rentrer au Pakistan, actuellement en pleine incertitude politique.

Le ministre de l'Information Mohammed Ali Durrani Sharif a estimé que Nawez Sharif, autorisé à rentrer au pays par la Cour suprême, devait respecter l'engagement pris lors de son renversement à demeurer hors du Pakistan.

Le ministre a expliqué que l'ancien Premier ministre avait été autorisé à quitter le pays en 1999 malgré des accusations pesant contre lui, en échange de son engagement auprès des dirigeants de plusieurs pays tels l'Arabie saoudite et le Liban à ne pas rentrer au pays avant dix ans.

Reconnu coupable de détournement et terrorisme, il avait été condamné à la prison à vie, avant d'être libéré en échange de son départ en exil.

Nawaz Sharif "doit honorer sa parole" et "doit respecter l'engagement pris avec certains pays islamiques", a déclaré Mohammed Ali Durrani Sharif. "Il ne doit pas rentrer".

A l'issue d'une rencontre avec Pervez Musharraf, le chef des services de renseignements saoudiens a lui-aussi estimé que Nawaz Sharif devait tenir sa parole et rester loin du Pakistan. "Nous espérons sincèrement que son excellence Nawaz Sharif respectera cet accord", a déclaré le prince Muqrin ben Abdulazziz Al Saoud.

En exil entre l'Arabie saoudite et Londres depuis 1999, Nawaz Sharif, deux fois Premier ministre et artisan du premier essai nucléaire pakistanais, a annoncé son retour au Pakistan pour le 10 septembre, après y avoir été autorisé par la Cour suprême de son pays.

Il souhaite rentrer au Pakistan pour se présenter aux élections législatives et empêcher la ré-élection du président Musharraf. Et ce, alors que le pays est en pleine incertitude politique, le président n'ayant pas annoncé s'il démissionnerait ou non de son poste de chef des armées avant le scrutin.

Pervez Musharraf et l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto négocient actuellement un accord de partage de pouvoir susceptible de mettre fin à huit ans de régime militaire au Pakistan. Musharraf était arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1999 avant d'être élu. AP

jp/v133-208




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